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Chili

À Valparaiso, habitants et bénévoles face à l’absence du gouvernement

Alors que l'aide du gouvernement tarde à arriver à Valparaiso, les bénévoles sont mobilisés pour prêter main forte aux habitants.
Alors que l'aide du gouvernement tarde à arriver à Valparaiso, les bénévoles sont mobilisés pour prêter main forte aux habitants. REUTERS/Ivan Alvarado

Plus de 48 heures après le début de l'incendie qui a ravagé leur ville, les habitants de Valparaiso tentent de s'organiser. Une grande solidarité s’est créée entre les habitants et les bénévoles. Mais certains critiquent l'absence du gouvernement.

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Avec notre envoyée spéciale à Valparaiso, Laurie Fachaux

Les visages noirs de suie, et armés de pelles, des milliers de bénévoles éteignent eux-mêmes le feu réactivé par la chaleur et le vent. En haut de la colline, l'odeur de bois carbonisé et au milieu des ruines, Daniel distribue de la soupe. Venu de Santiago, il a dépensé 300 euros pour aider les sinistrés. Il est convaincu que l’aide du gouvernement va bientôt arriver sur le terrain : « Je crois, à 100 % que l'aide va arriver sur le terrain. Il est peut-être trop tôt, mais je fais totalement confiance à la présidente. »

À quelques mètres de là, Sebastian déblaie les décombres de sa maison, avec une cinquantaine de personnes. « Ma famille m'aide, des lycéens aussi, et des étudiants. Le gouvernement n'est pas présent pour le moment. Moi, il ne me reste plus rien. J'ai 24 ans, j'ai passé ces 24 ans ici. Et je resterai ici. Nous, les Chiliens, si on tombe, on se relève tout de suite », assure le jeune homme. Dans un élan d’optimisme et de solidarité, certains habitants commencent déjà à reconstruire leurs maisons avec des planches de bois.

Plus de 48 heures après le début de l’incendie, Valparaiso compte désormais 15 morts, 2 500 maisons et 850 hectares détruits. L'air est très pollué et le gouvernement a décrété une alerte sanitaire ce lundi soir. Si l'incendie est presque maîtrisé, il restait encore des foyers de feu, notamment sur la colline Merced. 11 000 personnes ont été évacuées. 1 200 sont actuellement réfugiées dans des auberges gérées par l’État. L’État qui a débloqué plus de 650 000 euros pour la ville de Valparaiso.

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