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La revue de presse des Amériques

A la Une : Colombie, deuxième journée de grève chez les agriculteurs

Des étudiants dans les rues de Bogota soutiennent la grève des agriculteurs, le 28 avril 2014.
Des étudiants dans les rues de Bogota soutiennent la grève des agriculteurs, le 28 avril 2014. REUTERS/John Vizcaino

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Une grève pour dénoncer les problèmes consécutifs à la signature de traité de libre-échange avec les États-Unis et l'Europe principalement. Les agriculteurs dénoncent également les insuffisances du plan de soutien signé en septembre dernier par le gouvernement du président Juan Manuel Santos selon le quotidien El Commercio.
Une trentaine de manifestations dans seize provinces ont été répertoriées hier. Et le bilan de ce mouvement de protestation est pour l'instant satisfaisant selon les autorités avec trois personnes blessées, dont un policier victime d'une pomme de terre explosive.
Selon El Pais, version colombienne, aujourd'hui près de 30 000 personnes sont attendues dans les rues du pays. Des manifestations qui se dérouleront pendant que les représentants du secteur seront réunis avec le gouvernement à Bogota pour évoquer des pistes pour sortir l'agriculture colombienne de la crise, nous apprend El Espectador.
Ce mouvement tombe mal pour le pouvoir en place puisque le premier tour de l'élection présidentielle est prévu dans moins d'un mois, le 25 mai. Du coup, les déclarations de politiques estimant que le moment est mal choisi se multiplient.
Piedad Cordoba par exemple, qui dirige le parti Marcha Patriotica, appelle dans les pages d'El Espectador les agriculteurs à s'assoir et à ouvrir un véritable dialogue avant de lancer une grève.
« Nous connaissons les besoins et les manques dans l'agriculture colombienne. Alors que dans une ferme de la région de Boyaca un litre de lait s'achète à 700 pesos, à Bogota il en vaut 2000 par exemple. [...] Mais nous estimons qu'il serait plus opportun d'établir d'abord un dialogue, même parallèle à celui mené avec le gouvernement, plutôt que de se lancer dans un tel mouvement. »
Aujourd'hui donc, deuxième journée de grève prévue dans tout le pays. Une situation qui crispe la Colombie puisqu'avant d'être parvenu à un accord en septembre dernier, le dernier mouvement de grogne des agriculteurs avait laissé derrière lui plusieurs morts et des dizaines de blessés rappelle El Espectador.

Au Brésil des échauffourées ont éclaté après la mort d'un mineur, tué lors d'une opération de police contre des trafiquants de drogue dans une favela de Rio

Les semaines se suivent et se ressemblent  à Rio. Il y a sept jours, on vous parlait des émeutes qui avaient fait suite à la mort d'un jeune danseur dans une favela de Rio.
Cette fois, il n'y a pas eu véritablement d'émeutes, mais tout de même des scènes de violence urbaine d'après O Globo qui parle de cinq bus incendiés dans le nord de la ville et de nombreux biens publics et privés détruits. Des dizaines, voir des centaines de jeunes selon les témoignages rapportés par le quotidien s'en sont notamment pris à l'unité de service de prêt de la communauté, ce qui a provoqué des coupures d'axes routiers et le déploiement des forces de l'ordre.
La politique de pacification des favelas brésiliennes à moins de deux mois du début de la Coupe du monde fait des dégâts et provoque la colère des habitants de ses quartiers qui dénoncent les victimes collatérales dans la guerre menée par les autorités contre les narcotrafiquants, rappelle le journal.

Au Venezuela, c’est la mort d'un conseiller municipal chaviste et ancien chef des services de renseignement qui fait la Une

Eliécer Otaiza, qui avait notamment participé à la tentative de coup d'État orchestrée par Hugo Chavez en 1992 a été retrouvé mort samedi dernier dans la banlieue de Caracas, le corps criblé de balles selon El Universal.
La presse ne l'a appris qu'hier, car lorsque la police municipale d'El Hatillo a retrouvé son corps, il n'avait aucun papier sur lui. Le ministre de l'Intérieur Miguel Rodriguez Torres a annoncé qu'une chapelle ardente serait installée pendant 3 jours.
Cette mort rappelle El Universal fait à nouveau ressurgir le spectre de la violence au Venezuela : deuxième pays le plus violent au monde selon l'ONU avec un taux de mortalité de plus de 53 personnes pour 100 000 habitants.

Enfin, des nouvelles de Cristina Kirchner

La présidente argentine a évité de peu hier un nouvel accident selon Clarin. Alors qu'elle signait un décret durant un acte public, un drapeau et sa hampe ont failli tomber sur sa tête. Pour rappel, la présidente argentine avait de l’être arrêté quelques semaines suite à un hématome au crâne l'été dernier (qui avait entraîné une opération). Cette fois, Cristina Kirchner a évité le drame.

 

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