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Brésil

Grèves, manifestations, le Brésil en ébullition à J-5 du Mondial

Manifestation du Mouvement des travailleurs sans logement à Sao Paulo, le 5 juin 2014.
Manifestation du Mouvement des travailleurs sans logement à Sao Paulo, le 5 juin 2014. REUTERS/Nacho Doce

La mégapole Sao Paulo paralysée par une grève du métro, de nouveaux heurts entre policiers et trafiquants de drogue dans une favéla à Rio de Janeiro et des manifestations prévues pendant le Mondial. A cinq jours du lancement de la Coupe du Monde au Brésil, les tensions montent dans le pays.

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La grève dans le métro de Sao Paulo devrait continuer au moins jusqu'à ce dimanche. Pour l'instant, toutes les tentatives pour y mettre fin ont échoué. Les syndicats réclament une hausse de 12,2% de salaires. Mais les autorités veulent concéder seulement 7,8%. Elles craignent qu'une augmentation trop importante ne déclenche une avalanche de revendications dans le secteur. Les grévistes qui se sont violemment affrontés hier avec la police en plein centre de Sao Paulo ont voté la reconduction du mouvement.

Un mouvement qui menace le bon déroulement de la Coupe du Monde. Le métro est en effet la principale voie d'accès au stade Arena Corinthians, qui accueillera jeudi 12 juin le match d'ouverture de la compétition, Brésil-Croatie. Trois des cinq lignes du réseau sont affectées. Hier, alors que Sao Paulo était noyée sous des pluies torrentielles, la grève a provoqué 251 kilomètres de bouchons. Ces embouteillages monstres, parmi les pires que la ville ait connus, ont considérablement compliqué l’arrivée des supporters au stade Morumbi, où le Brésil disputait son dernier match de préparation face à la Serbie. Au pays du football roi, voilà qui n’augure rien de bon.

Mauvaise utilisation de l'argent public

D’autant que les employés du métro ne sont pas les seuls à donner de la voix. Plusieurs organisations anti-Mondial ont déjà appelé à manifester le 12 juin aux alentours de l’Arena Corinthians. Celles-ci reprochent notamment au gouvernement le fait que le peuple n’ait pas accès à la Coupe en raison des tarifs prohibitifs et une mauvaise utilisation de l’argent public (ce qui a d'ailleurs valu une chanson), les entraves aux droits de l’homme dans l’organisation du Mondial ; elles militent aussi pour la gratuité des transports. Une revendication qui avait d’ailleurs été à l’origine du mouvement social massif de juin 2013, en pleine Coupe des Confédérations.

Mais à Rio de Janeiro, la ville où se jouera la finale, la situation n'est pas non plus apaisée. Ce vendredi, des trafiquants de drogue ont attaqué une patrouille de la police dans une favela officiellement « pacifiée ». Un policier a été blessé par balle. Le gouvernement est sous pression : il veut à tout prix éviter que la vague de contestation sociale qui a ébranlé le pays il y a un an déferle à nouveau sur le Brésil. Jeudi, le président de la Fifa Joseph Blatter s’était pour sa part déclaré « confiant » quant au succès de la compétition.

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