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Revue de presse des Amériques

A la Une: marche pour les 43 disparus d'Iguala au Mexique

Les manifestants ont marché d'Iguala jusqu'à Mexico pour réclamer la vérité sur la disparition des 43 étudiants, le 9 novembre 2014.
Les manifestants ont marché d'Iguala jusqu'à Mexico pour réclamer la vérité sur la disparition des 43 étudiants, le 9 novembre 2014. REUTERS/Bernardo Montoya

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Le Mexique et le cas des 43 disparus d’Iguala font toujours la Une de la presse des Amériques. Les familles des étudiants et des milliers de Mexicains ont marché jusqu’à la grande place de la capitale pour réclamer la vérité et la justice. Milenio retrace les événements de ce week-end. Alors que les caravanes de marcheurs arrivaient à Mexico, un groupe de manifestants a incendié une porte du palais présidentiel, aux cris d’« assassins », plusieurs véhicules ont été calcinés. Dimanche, des membres de l’école normale rurale d’Ayotzinapa ont réquisitionné une vingtaine de bus et ont coupé la circulation sur l’autoroute du soleil à Chilpancingo, capitale de l’Etat du Guerrero.

« Cela ne fait que commencer », ont-ils averti, rapporte La Jornada. Ces manifestations ont pris une tournure plus déterminée que jamais après les conclusions présentées vendredi par le procureur, explique La Jornada. Jesus Murillo Karam a pratiquement donné pour morts les 43 étudiants disparus le 26 septembre dernier, trois suspects arrêtés auraient avoué les avoir calcinés et jeté leurs restes dans une rivière. Mais pour l’instant, pas de preuves, rétorquent les familles. « Nous les voulons en vie », ont-elles continué à scander. « Ayotzinapa, l’enquête est ouverte », titre d’ailleurs l’éditorial de La Jornada ce dimanche.

Des débordements condamnés par le président mexicain

Enrique Peña Nieto est parti en Chine pour assister au sommet du forum économique Asie-Pacifique, puis en Australie. Lors d’une escale à Anchorage en Alaska, il a condamné les actes de violence contre les bâtiments publics. « On ne peut pas exiger la justice dans la violence, la douleur et l’indignation face aux conclusions du procureur », a-t-il déclaré.

Le cas des disparus d’Iguala prend une tournure politique

Les Mexicains en colère reprochent à Peña Nieto de se rendre en Chine alors qu’il devrait rester auprès des familles des disparus, même s’il a écourté de 4 jours son déplacement. Les familles toujours incrédules et sceptiques ne veulent pas adhérer à cette thèse officielle, écrit l’éditorialiste de La Jornada. L’ancien candidat présidentiel Andrés Manuel López Obrador reproche au président de vouloir se débarrasser de ce dossier comme si c’était une affaire mineure, rapporte Proceso. Selon lui, la visite du président en Chine et en Australie est « une fuite », alors qu’il devrait « rester pour s’occuper de cette affaire et penser sérieusement à l’éventualité de sa démission ».

De son côté, cité dans Excelsior, Cuauhtémoc Cárdenas, l’ancien président du PRD, le Parti de la révolution démocratique, a reconnu que la disparition des 43 élèves de l’école normale d’Ayotzinapa aura des conséquences négatives sur le scrutin de 2015, écrit Excelsior. Car le maire d’Iguala, José Luis Abarca, en fuite depuis la disparition des étudiants, puis arrêtés mardi 4 novembre à Mexico avec sa femme, est accusé d’être l’auteur intellectuel de leur disparition et de meurtre, ainsi que d’enrichissement illicite. Or, il était du PRD, parti qui l’a toujours soutenu.

Autre signe du mécontentement croissant à l’encontre du président Peña Nieto : le journal Proceso publie des photos de l’intérieur d’une immense résidence de luxe d’une valeur de 7 millions de dollars qui appartiendrait au président. La Jornada précise que c’est sa femme qui l’aurait achetée. 

En Colombie, la justice traditionnelle a tranché : les Amérindiens Nasa ont jugé les miliciens des FARC qu’ils ont attrapés

Cela s’est produit mercredi dernier, le 5 novembre dans le Valle del Cauca, au sud-ouest de la Colombie, dans un territoire administré par la communauté amérindienne Nasa. Lorsque des gardes indigènes décrochaient des panneaux commémorant la mort du leader des FARC Alfonso Cano, deux d’entre eux, Manuel Tumiña et Daniel Coicué, ont été tués par des miliciens des FARC, tous issus de ces mêmes communautés. Les gardes indigènes les ont poursuivis dans la montagne et en ont capturé sept, dont cinq adultes et deux mineurs recrutés par les FARC. Les adultes ont été condamnés par la justice traditionnelle à 40 ans de prison, rapporte El Espectador, après une réunion de 5 000 représentants des communautés Nasa qui a duré plus de six heures.

Les Amérindiens Nasa accusent les FARC de tuer leurs leaders

L’assemblée a aussi décidé d’incinérer sept fusils, un pistolet, un révolver, trois grenades et des uniformes saisis. L’auteur des coups de feu, Carlos Iván Silva Yatacué alias « Fercho », membre du Sixième front des FARC, a écopé de 60 ans de prison. Cité dans El Tiempo, celui-ci a déclaré qu’il ne voulait pas en arriver là, car les FARC respectent les communautés.
Les mineurs âgés de 14 et 17 ans seront envoyés à un centre de réhabilitation, mais auparavant ils ont chacun reçu 20 coups de fouet. Dans un communiqué vendredi, les FARC ont exprimé leurs regrets pour l’assassinat des indigènes, mais ont nié en être responsables, assurant les respecter, beaucoup de leurs combattants étant eux-mêmes issus de ces communautés, rapporte El Tiempo.

Pourtant, les FARC ont fait circuler vendredi une liste de 26 représentants indigènes Nasa qu’ils ont déclarés « objectifs militaires des FARC ». Gabriel Pavi, de l’association des conseils municipaux indigènes de Colombie, a rétorqué : « Les FARC font toujours la même chose. Ils s’excusent, on accepte leurs excuses, et puis ça recommence ». Dans un entretien à Semana, il s’insurge du manque de considération de la table de négociations de La Havane : « Nous n’avons aucune lueur d’espoir de paix. Alors qu’ils discutent là-bas, ici ils continuent à tuer nos leaders indigènes [...] On veut qu’ils arrêtent de les tuer ».

Aux Etats-Unis, la bataille au sein même du camp républicain pour diriger les comités du Sénat a commencé

Le titre de Politico est éloquent : « Les jeunes pistolets contre les marteaux de magistrats », en référence aux jeunes républicains de la frange la plus extrême du parti prêt à tout pour contrôler les principales commissions du Sénat, comme Ted Cruz du Tea Party, ou encore Rand Paul et Marco Rubio. De jeunes loups qui font face aux républicains de l’establishment comme That Cochran ou encore John McCain.

« Sur tous les sujets, l’aide extérieure, le financement militaire, ou comment saper Obamacare, les républicains sont prêts à s’étriper entre eux tout autant qu’avec Obama », écrit l’éditorialiste. Politico décortique chacune des 16 commissions du Sénat, une enquête qui révèle des divisions idéologiques au sein du Parti républicain. Alors que le Washington Post, lui, se pose déjà la question : « Les républicains seront-ils capables de conserver la majorité au Sénat en 2016 ? » En regardant de plus près la composition du Sénat, « il y a de nombreuses raisons d’en douter », conclut l’éditorialiste.

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