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La revue de presse des Amériques

A la Une: Etats-Unis–Chine, accord historique sur le climat

Les Etats-Unis et la Chine ont conclu un accord historique pour réduire les émissions de carbone. Ici, Barack Obama et Xi Jinping, le 12 novembre 2014.
Les Etats-Unis et la Chine ont conclu un accord historique pour réduire les émissions de carbone. Ici, Barack Obama et Xi Jinping, le 12 novembre 2014. REUTERS/Kevin Lamarque

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A la Une de la presse des Amériques, un accord historique pour limiter les émissions de carbone entre les deux puissances et plus grands pollueurs de la planète, les Etats-Unis et la Chine. Il a été signé mardi 11 novembre à Pékin, où le président américain était en visite officielle.

Responsables à eux deux de 45 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, la Chine et les Etats-Unis « font cause commune contre la menace du changement climatique » titre leNew York Times. Les négociations avaient duré des mois, dans le plus grand secret, raconte le journal. D'une part, les Etats-Unis se sont engagés à baisser d’un quart leurs émissions de carbone d’ici 2025 par rapport à 2005 ; la Chine promet d'atteindre son maximum d’émission avant 2030, tout en s'engageant à augmenter la part de ses énergies renouvelables.

Un objectif bien ambitieux. Le Washington Post rappelle que la Chine, malgré son expansion économique ralentie, construit toujours une usine à charbon tous les dix jours. Quant aux Etats-Unis, le Congrès, désormais dominé par l’opposition républicaine, pourrait freiner les ambitions climatiques du président Obama.

Le New York Times ramène le débat à des considérations géostratégiques. Le journal souligne que c’est avant tout deux puissances antagonistes qui se font face à Pékin. Une Chine qui étend sa domination sur le continent « face à des Etats-Unis bien déterminés à y retrouver leur rôle historique » rappelle le New York Times. Néanmoins, l'ambition américaine risque d’être contrecarrée puisque 21 pays de la région se sont dits pour l’instauration d’une zone de libre-échange sous la houlette chinoise, souligne le journal.

Dans le même temps, certains Américains subissent directement le dérèglement climatique. De mémoire d’homme, on n’avait jamais vu de tempête de neige en novembre. Or, c’est ce qui arrive aux habitants de plusieurs Etats : le nord du Michigan, le Minnesota, et le Wisconsin, recouverts par endroit par 60 centimètres de neige, un record. Des rafales de vent glacial ont fait descendre les températures à - 20 °C dans le Montana, et jusqu’à - 35 °C dans d'autres Etats. USA Today a filmé les automobilistes à St. Cloud dans le Minnesota, pris par suprise dans la tempête de neige. Il présente aussi une carte interactive avec les Etats touchés.

Les Etats-Unis pleurent l'un des plus importants acteurs de la lutte contre la ségrégation raciale

John Doar fut « le visage du droit dans les Etats ségrégationnistes du Sud » avait dit de lui Barack Obama en lui décernant la médaille présidentielle de la liberté. L'avocat est mort mardi 11 novembre à l'âge de 92 ans à New York. Il s'était distingué lors du mouvement des droits civiques dans les années 1960, une période agitée pendant laquelle l'avocat au département de la Justice était en pointe pour défendre les droits de la minorité noire dans les Etats du Sud, rappelle le New York Times qui lui consacre un long article.

John Doar fut « à l'origine du premier procès où des Blancs ont été condamnés pour des crimes commis contre des Noirs au Mississippi ». Dans ce même Etat, à Jackson, il n'a pas hésité à se mettre en danger physiquement en s'interposant entre une foule d'étudiants noirs manifestant pour leur droit de vote, et les forces de l'ordre, narre le New York Times. Toute sa vie a été consacrée au droit. John Doar s'est aussi distingué pour avoir plaidé en faveur de la procédure d'impeachment (de mise en accusation) du président  Richard Nixon après le scandale du Watergate.

La colère ne retombe pas au Mexique, où les violences se poursuivent et s'intensifient

Le siège du parti au pouvoir a été incendié dans l'Etat du Guerrero, dans le sud du pays. Le chef de la police y a également été retenu durant plusieurs heures par des habitants en colère. Ces derniers, dont certains étaient armés de battes, venaient d'apprendre que les 43 étudiants disparus fin septembre avaient probablement été massacrés.

Et une partie de la presse s'en prend au président mexicain, toujours aussi absent alors qu'a émergé récemment le scandale de la maison de sa femme, achetée dans des conditions obscures pour des millions de dollars. Enrique Peña Nieto est en Chine pour vanter les intérêts d'investir au Mexique « pendant que le pays connaît sa plus grave crise politique et sociale de ces dernières années » juge l'éditorialiste d'El Financiero qui intitule son article « Mexico Colère ». Nous sommes pourtant arrivés à un point où des groupuscules peuvent désormais exprimer une violence inédite au cœur même de la capitale, Mexico, souligne l'éditorialiste.

Uruguay : le président sortant José Mujica a inauguré une polyclinique dans une prison

Et pas n'importe laquelle. Il s'agit du lieu où, pendant la dictature militaire (1973-1985), il fut lui-même détenu et torturé pour ses idées politiques, rapporte le journal Lared21. Visiblement ému, José Mujica, dont on doit élire le successeur le 30 novembre prochain, tenait à être présent. Le lieu, au centre de la prison, accueillera dans des conditions dignes les détenus pour les soigner et les écouter, explique Lared21.

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