Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

A la Une: suspension des pourparlers de paix entre Bogota et les FARC

Le président Juan Manuel Santos lors de sa conférence de presse donnée à Bogota, le 16 novembre 2014.
Le président Juan Manuel Santos lors de sa conférence de presse donnée à Bogota, le 16 novembre 2014. REUTERS/Javier Casella/Colombian Presidency/Handout via Reuters

Publicité

Après l’enlèvement d’un général de l’armée colombienne ce dimanche, le gouvernement de Bogota accuse la guérilla des FARC d’en être responsable et suspend jusqu’à nouvel ordre les négociations de paix, qui se tiennent depuis deux ans à La Havane. Le sujet fait évidemment la Une de tous les journaux colombiens, bien que les quotidiens fassent preuve de beaucoup de prudence dans leur couverture. On n’y trouve pas encore d’analyses sur les éventuelles raisons qui auraient pu pousser la guérilla à enlever un général et mettre ainsi en péril les négociations à Cuba, mais des titres comme celui de Semana qui écrit : « Le président Santos suspend les pourparlers jusqu'à ce que les circonstances de l'enlèvement soient éclaircies ». En effet, souligne El Tiempo, les FARC n'ont pour l'instant pas revendiqué l'enlèvement. Mais la zone rurale près de Quibdó, dans la province du Choco, « est le territoire du Front 34, l'une des unités de combat de la guérilla la plus impliquée dans le narcotrafic. Ses chefs répondent aux ordres d’Isaias Trujillo, qui fait partie de l'équipe des négociateurs des FARC à La Havane ». 

Comme l'indique El Tiempo, le général a 55 ans, dont 31 ans passés au service de l'armée colombienne. « Ce père de deux enfants dirige une force spéciale dans la province où a eu lieu son enlèvement. Il est connu dans les rangs militaires pour sa grande expérience. Et personne ne comprend pourquoi il ne portait pas d'uniforme au moment de sa capture ». Enfin, El Espectador annonce que « le ministère colombien de la Défense a mobilisé toutes les unités militaires disponibles pour partir à la recherche du général Alzate ».

Aux États-Unis, la ville d'Indianapolis est sous le choc après l'assassinat de Peter Kassig par le groupe EI

« Habitants et officiels d'Indianapolis se souviennent d'un jeune homme courageux et désintéressé, qui plaçait toujours les autres au centre de sa vie », écrit USA Today. « C'est pour cela que Peter Kassig était resté spontanément au Liban, afin de pouvoir apporter de l'aide aux réfugiés syriens ». Le recteur de l'Université de Butler, où Peter Kassig avait fait ses études explique dans les colonnes du journal : « À travers cet horrible acte de violence, ses assassins n'ont rien accompli. Tout ce qu'ils ont fait, c'est de tuer quelqu'un de profondément bon qui voulait aider le peuple syrien ».

Après la diffusion de la vidéo, qui montre également les décapitations de 18 hommes, présentés comme des soldats syriens, le président américain a qualifié l'assassinat du cinquième otage occidental, Peter Kannig, de « mal absolu ». Un drame auquel l'administration Obama se préparait depuis plusieurs jours déjà. Selon les informations du New York Times, « les services secrets américains avaient reçu de fortes indications que le jeune homme de 26 ans avait été décapité par les jihadistes ». Alors la stratégie des États-Unis pour combattre l'organisation État islamique, est-elle efficace, s'interroge le National Journal. « De nombreux experts estiment qu'il faudrait tuer le chef de l'EI, al-Baghdadi », écrit le quotidien. « Mais ces mêmes experts pensent aussi qu'un simple assassinat commandé ne suffira pas à déstabiliser ou à détruire le groupe terroriste ».

Haïti : le président Michel Martelly attend une réponse des cinq partis qui constituent l'aile dure de l'opposition

Le chef d'État haïtien a invité les cinq partis à le rejoindre dans un grand hôtel à Port-au-Prince pour reprendre le dialogue sur l'organisation des élections législatives, municipales et locales. Un processus dans l'impasse puisqu'une partie de l'opposition au Sénat bloque le vote de la nouvelle loi électorale. Mais les adversaires de Michel Martelly s'interrogent sur la sincérité du président, soupçonné par certains de vouloir gouverner par décret si jamais le Parlement haïtien devenait dysfonctionnel faute d'élections, rapporte Alterpresse.

« C'est la troisième invitation lancée par Michel Martelly à l'opposition », souligne de son côté Le Nouvelliste. Et de nombreux Haïtiens soupçonnent le président de chercher ainsi la faveur de l'opinion publique. Pour Alterpresse ce « revirement est lié à une nouvelle disposition de la communauté internationale, notamment des États-Unis » qui auraient mis une nouvelle fois la présidence et la classe politique haïtienne sous pression pour enfin organiser les scrutins tant attendus.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.