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Revue de presse des Amériques

A la Une: les otages des FARC bientôt libérés ?

Ivan Marquez, négociateur principal des FARC, lors d'une conférence de presse à La Havane, le 18 novembre 2014.
Ivan Marquez, négociateur principal des FARC, lors d'une conférence de presse à La Havane, le 18 novembre 2014. REUTERS/Enrique De La Osa

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La guérilla colombienne des Farc a confirmé mardi 18 novembre avoir « capturé » dimanche le général colombien et ses deux accompagnants, tout en se disant « déterminée à résoudre l'impasse » dans laquelle se trouve le processus de paix. La rébellion a expliqué dans un communiqué que « (ses) unités ont enlevé le général Ruben Dario Alzate, ainsi que le caporal Jorge Contreras Rodríguez et l’avocate Gloria Urrego, car il s'agissait de personnel militaire ennemi, en fonction dans une zone de guerre ». Suspendues par le gouvernement après ce triple enlèvement, les négociations ont-elles des chances de reprendre rapidement ? En tout cas, la libération des trois otages serait imminente à en croire des sources anonymes citées par le journal colombien El Tiempo. « Les démarches pour la libération du général avancent plutôt bien, il ne manquerait plus qu’une déclaration officielle des FARC et une cessation des hostilités dans la zone pour sécuriser leur libération », révèle le journal en se citant une source proche du dossier.

El Tiempo précise que cela fait précisément deux ans que les deux parties négocient à La Havane. En ce moment, les points clés sont sur la table, tels le cessez-le-feu et le désarmement des groupes armés. Selon le journal, le gouvernement et les FARC « devraient profiter de la crise actuelle pour leur donner une impulsion ». La balle est toujours dans le camp des Farc, rappelle le journal, en reprenant les propos du président colombien, Juan Manuel Santos.

Le Sénat américain rejette je projet Keystone XL

Pendant ce temps, aux États-Unis, le projet d'oléoduc Keystone XL, projet phare porté par les républicains, a été rejeté par le Sénat, du moins, en attendant que les républicains, vainqueurs des élections de mi-mandat investissent la Chambre haute en janvier prochain.

Le projet de loi prévoit d'autoriser immédiatement la mise en construction de l’oléoduc. Il a été retoqué de justesse, à une voix près. « C'est une victoire pour les écologistes » commente le Washington Post, mais surtout un répit pour le président Barack Obama, pressé de « faire un choix difficile » entre prendre parti pour la défense de l'environnement ou pour l'emploi. Car, et c'est l'un des principaux arguments en faveur du projet, il devrait entraîner la création de 120 000 postes. C'est donc juste un contretemps pour les républicains qui remettront au vote ce projet en janvier prochain.

Mais c'est une défaite sans doute définitive pour Mary Landrieu. Sous le titre, « le dernier outrage fait à Mary Landrieu », le Washington Post enterre la sénatrice démocrate de Floride, grande défenseure du projet malgré les réticences de son parti. Celle qui doit encore se battre pour être réélue sénatrice dans son État du sud, où un second tour doit se tenir le 6 décembre prochain a organisé ce vote au Sénat avec l'espoir qu'un vote positif booste ses chances, explique le journal. « Mais elle a essuyé la pire offense de sa campagne et probablement de sa carrière », lâche le Washington Post avant de souligner que « Mary Landrieu a sans doute joué sa dernière partie ». Le New York Times abonde en ce sens, mais en rappelant que si la sénatrice est finie, ce n'est pas depuis hier, mais bien depuis que les habitants de la Floride ont cessé de voter démocrates.

Angelica Rivera, première dame du Mexique, sort du silence

Au Mexique, la sulfureuse première dame sort de son silence. Angélica Rivera qui se trouve au cœur du scandale des étudiants disparus, mais également de la possession d'une maison secondaire estimée à 7 millions de dollars et dont les sources de financement sont douteuses.

Dans une vidéo publiée sur son site web, elle s'explique par le menu sur la provenance des fonds qui ont permis l'achat de cette maison et assure qu’elle n’a « rien à cacher ». « Tout provient de (ses) activités d'actrice de télévision et de productrice », dit-elle dans la vidéo, dont les propos ont été transcrits dans El Universal. Jeudi 20 novembre doit arriver à Mexico la caravane des familles des disparus pour sensibiliser la population à la collusion entre les politiques et les trafiquants et dénoncer la corruption. À la veille de ce rendez-vous symbolique, Angélica Rivera a annoncé que ses fonds sont transparents et qu'elle va vendre les droits issus de la vente de la maison et ainsi « laver (son) honneur », cite le journal.

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