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Revue de presse des Amériques

A la Une: les mesures de Peña Nieto face au crime et à la corruption

Le président mexicain Enrique Peña Nieto, le 21 novembre 2014.
Le président mexicain Enrique Peña Nieto, le 21 novembre 2014. REUTERS/Tomas Bravo

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Le président mexicain Enrique Peña Nieto a annoncé dix mesures pour lutter contre la corruption et le crime organisé. Des mesures insuffisantes, estiment plusieurs éditorialistes de la presse mexicaine. « Nous sommes tous Ayotzinapa », a scandé Enrique Peña Nieto, reprenant le cri des manifestants et des parents des 43 étudiants disparus. Le président propose 10 mesures pour lutter contre la corruption et le crime organisé, assurer la sécurité des citoyens, et appliquer la législation sur les disparitions forcées et la torture, rapporte Milenio.

L’éditorialiste de Proceso estime que Peña Nieto « fait partie de ceux qui croient qu’on peut construire un État de droit avec encore plus de lois ». Une loi est légitime lorsque ses citoyens y obéissent et qu’elle est réellement appliquée par les autorités, souligne-t-il. Placer les polices municipales sous le contrôle des gouverneurs ne résout rien non plus.

« Pauvre Mexique, si loin de Dieu et si près du crime organisé », titre pour sa part l’éditorialiste d’Excelsior. Encore des mesures, encore des discours qui ne font que faire des promesses, s’exclame-t-il. Ce dont a besoin le Mexique de toute urgence, ce sont des résultats, assène-t-il. En fait, renchérit Milenio, inspirée du chiffre dix, comme les dix commandements, ces dix mesures se veulent tellement larges que les priorités sont diluées. Trois mesures sont réellement prioritaires : l’adieu imminent aux polices municipales déplorables, la vigilance citoyenne contre la corruption, et le développement industriel dans le sud et sud-est mexicain, certes touristique, mais extrêmement pauvre.

Nouvelle macabre découverte dans l’État du Guerrero

Onze corps décapités et à moitié calcinés ont été découverts sur une route ce jeudi 27 novembre 2014 à Chilapa dans l’État du Guerrero, rapporte La Jornada de Guerrero. Une découverte intervenue au lendemain d’un affrontement violent entre bandes du crime organisé qui se disputent le territoire. Après ces violences, les habitants sont restés terrés chez eux, les magasins fermés, et les rues désertes. Le bureau du procureur a ouvert une enquête, et les restes humains doivent être transférés à Mexico pour être examinés par les équipes de médecins légistes.

Deuxième tour de l'élection présidentielle en Uruguay ce dimanche

Qui pour succéder au charismatique José Mujica, familièrement appelé « Pepe Mujica » ? Selon El Observador, les jeux sont pratiquement faits, et à moins d’un retournement soudain de l’électorat, c’est Tabaré Vásquez, le candidat du Frente Amplio, le parti de gauche dont est issu le président sortant, qui devrait l’emporter. En cette fin de campagne, son rival de droite, Luis Lacalle Pou du Parti national s’est voulu rassembleur en assurant vouloir gouverner pour tous les Uruguayens, rapporte La Red 21. Pour sa part, Tabaré Vásquez dit soutenir un développement qui place l’humain et la dignité au centre de toutes les politiques.

Le Venezuela devra continuer de subir les conséquences des prix du pétrole à la baisse

L'OPEP, l'organisation des pays exportateurs de pétrole, a refusé de réduire sa production de brut et a souhaité miser sur une régulation naturelle des prix par le marché, malgré leur chute de 30% au cours des six derniers mois, rappelle El Nacional.

Une stratégie à laquelle le président vénézuélien n'adhère pas. Nicolas Maduro a pourtant assuré hier que la chute des revenus pétroliers n'affecterait pas les investissements sociaux ni la défense, rapporte El Universal. « S'il faut couper dans le budget, nous le ferons en réduisant les dépenses superflues, et nos propres salaires, mais jamais un seul bolivar de ce qui est destiné à l'éducation, au logement et aux missions », a-t-il souligné.

Aux États-Unis, en ce jeudi de Thanksgiving, la tristesse dans les rues de Ferguson

Tristesse dans les rues de Ferguson après la décision du grand jury de ne pas inculper le policier blanc Darren Wilson qui a tué le jeune Michael Brown en août dernier. Une décision qui a entraîné des nuits d’émeutes et de destructions de bâtiments et de commerces à Saint Louis.

« C'était le pire Thanksgiving, mais aussi le meilleur », s'exclame un habitant après le repas traditionnel servi par les fidèles d'une église avec dinde, jambon, purée, et gâteau à la noix de pécan, rapporte le Washington Post. Car malgré leurs divergences, la communauté semble s'unir pour commencer à reconstruire. Les manifestants, qui sont moins sortis dans la rue hier, étaient contents de voir leur mouvement s'étendre à tout le pays et au-delà, tout en se désolidarisant des casseurs. « Cela ne veut pas dire que les manifestations vont s'arrêter », préviennent-ils. D'une certaine manière, écrit le Washington Post, les résidents ont observé avec étonnement et une légère crainte la façon dont Ferguson est devenue un symbole et un étendard bien au-delà de cette petite ville de 21 000 habitants de classe moyenne en banlieue de Saint Louis.

 

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