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Etats-Unis/Afrique du Sud/Yémen

Otages tués au Yémen: les explications des autorités américaines

Barack Obama a expliqué qu’il avait autorisé l’attaque, car des informations indiquaient que la vie de Luke Somers était menacée.
Barack Obama a expliqué qu’il avait autorisé l’attaque, car des informations indiquaient que la vie de Luke Somers était menacée. REUTERS/Kevin Lamarque

Les Etats-Unis, une dizaine de jours après une première tentative infructueuse, ont essayé une nouvelle fois de sauver un otage américain détenu au Yémen par l’Aqpa, le réseau al-Qaida dans la péninsule arabique. Samedi 6 décembre, le raid a échoué entrainant la mort de l’Américain et celle d’un Sud-Africain, abattus par leurs ravisseurs au moment de l’attaque.

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Avec notre correspondante à Washington, Jean-Louis Pourtet

Selon les autorités américaines, le raid a eu lieu tôt dans la matinée de samedi. Un commando d’une quarantaine de membres des forces spéciales américaines a débarqué à une dizaine de kilomètres du complexe où se trouvaient les otages. Mais, les jihadistes ont été prévenus de son arrivée, le privant de l’effet de surprise.

Sommés de se rendre, les ravisseurs ont commencé à tirer sur le photographe américain Luke Somers et l’enseignant sud-africain, Pierre Korkie. Les deux sont morts de leurs blessures, après avoir été secourus par les Américains.

Barack Obama a suivi l’opération en temps réel depuis la salle de crise de la Maison Blanche, comme il l’avait fait lors du raid contre la villa de Ben Laden. Il a expliqué qu’il avait autorisé l’attaque, car des informations indiquaient que la vie de Luke Somers était menacée, comme il l’avait déclaré lui-même 48 heures plus tôt dans une vidéo de l’Aqpa : « Ce que je peux dire, c'est que j'ai besoin de n’importe quelle aide pour me sortir de cette situation. Je suis certain que ma vie est en danger ».

Barak Obama a qualifié l’exécution de « meurtre barbare » et répété que les Etats-Unis n’épargneraient aucun effort pour sauver des Américains où qu’ils se trouvent. Il a adressé ses condoléances aux familles des victimes. Dans le cas de Korkie, l’ONG, pour laquelle il travaillait, a déclaré qu’elle avait négocié sa libération prévue pour ce dimanche. On ignore si Washington le savait.

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