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Uruguay / Etats-Unis

Uruguay: prudence et retenue à l’arrivée des ex-détenus de Guantanamo

Les ambulances transportant les six détenus de Guantanamo ont pris la direction de l'hôpital militaire de Montevideo, le 7 Décembre 2014.
Les ambulances transportant les six détenus de Guantanamo ont pris la direction de l'hôpital militaire de Montevideo, le 7 Décembre 2014. AFP PHOTO/CANAL 10/DANIEL RORIGUEZ/URUGUAY OUT

Réactions prudentes, en Uruguay et en Amérique du Sud, à l’arrivée ce dimanche de six anciens détenus de Guantanamo - quatre Syriens, un Palestinien et un Tunisien -, accueillis à Montevideo, la capitale uruguayenne, pour raisons humanitaires. Libérés de la prison militaire américaine située sur territoire cubain parce qu’on n’avait pu prouver qu’ils avaient des liens avec al-Qaïda, ces six ex-détenus suscitent quand même une certaine méfiance dans la région.

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Avec notre correspondant régional, Jean-Louis Buchet

Dans un communiqué, le gouvernement uruguayen souligne que les ex-détenus de Guantanamo ont été accueillis pour raisons humanitaires et sur décision du président en exercice José « Pepe » Mujica, dont le mandat se termine le 1er mars 2015.

La presse locale rappelle que le transfert, qui avait été l’objet d’un accord avec les Etats-Unis dès le mois de mars, a été retardé pour cause de lenteurs bureaucratiques américaines mais elle laisse entendre également que ce retard arrange le gouvernement. En effet, s’il avait eu lieu quelques semaines plus tôt, ce transfert aurait pu susciter des polémiques embarrassantes pour Tabaré Vazquez, le successeur de Mujica, élu le 30 novembre, une partie de l’opinion publique uruguayenne n’étant pas favorable à l’accueil de ces réfugiés.

Il est par ailleurs souligné que les six ex-détenus seront libres de quitter le pays s’ils le souhaitent, alors que les Etats-Unis avaient initialement demandé qu’ils demeurent en Uruguay pour au moins deux ans.

Dans les autres pays de la région, les médias ont rendu compte de l’arrivée des ex-détenus avec prudence. Pour le Brésil, le Chili et la Colombie, qui ont également déclaré être prêts à recevoir des détenus de Guantanamo, les réactions en Uruguay ont valeur de test.

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