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Effet de serre

Conférence sur le climat: un accord minimal, mais un accord quand même

Les membres des délégations nationales réunis lors de la dernière plénière de la COP20 à Lima, le 13 décembre 2014.
Les membres des délégations nationales réunis lors de la dernière plénière de la COP20 à Lima, le 13 décembre 2014. AFP PHOTO/CRIS BOURONCLE

Au terme de 13 jours de négociations, un accord a finalement été trouvé à Lima, la capitale du Pérou, lors de la conférence internationale de l’ONU sur le climat (COP20). Les 195 délégations se sont engagées à limiter à 2°C la hausse de la température de la planète, ainsi qu'à faire baisser les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d'ici à 2050. Mais il reste du travail avant de parvenir à un nouveau protocole contraignant, attendu l'an prochain à Paris lors de la prochaine COP.

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Article mis à jour avec notre envoyée spéciale à Lima, Agnès Rougier

La conférence de Lima s'est terminée avec des résultats, dimanche 14 décembre 2014, et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a exprimé sa satisfaction. « S’il n’y avait pas eu d’accord ici à Lima, cela aurait été très, très difficile de réussir à Paris, a déclaré le chef de la diplomatie française lors de sa conférence de presse. Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont réglés, mais on a beaucoup avancé. Ce qui a été fait au Pérou donne une bonne base : tous ceux qui veulent un succès à Paris peuvent être soulagés. »

A l'issue de cette longue négociation, le ministre péruvien de l'Environnement Manuel Pulga Vidal, président de la COP20, semblait heureux d'être enfin arrivé au bout du chemin sans trop de heurts. Il a déclaré qu'il avait plus appris en deux semaines de discussions avec 195 pays que pendant toute sa carrière d'homme d'Etat. Il est vrai que mettre d'accord des partisans que beaucoup de choses séparent - des pays en développement, qui subissent le changement climatique de plein fouet, des émergents comme la Chine ou l'Inde, qui se développent rapidement, et des pays industrialisés, responsables pour une grande part du réchauffement -, n'a rien d'aisé.

Avant le rendez-vous de Paris en 2015, encore un long chemin

Si la session d'adoption a été exceptionnellement brève, les précédentes sessions ont révélé de grandes divergences. Le texte « Appel de Lima pour l'action climatique » a été de nombreuses fois renégocié. Mais il a été enfin adopté sous les applaudissements. Les pays en développement et les petites îles avaient demandé la réintégration de la mention des pertes et dommages dus au changement climatique et ce paragraphe a été inclus dans le préambule du texte final. La différenciation des responsabilités dans le réchauffement, en fonction des pays, a également été ajoutée, sans toutefois donner de précision quant à son application.

Ecoutez Laurent Fabius au micro de notre envoyée spéciale

La communication des contributions dans la lutte contre le changement du climat, qui doit se faire courant 2015, a par ailleurs été modulée en fonction des responsabilités des pays : le délai concernant les pays les moins avancés a été allongé jusqu'au mois d'octobre de l'année prochaine.

Si les observateurs et les ONG présentes sur place sont peu satisfaits de l'absence de précisions, critiquant un manque d'ambition et un faible engagement dans le soutien aux pays en développement de la part des nations industrialisées, les parties en présence semblent en revanche convaincues. Le texte reste toutefois dans les généralités sur de nombreux points, ce qui impliquera un travail important de négociations durant l'année 2015, afin d'obtenir un protocole réellement contraignant pour signature à la future COP21 de Paris. L'objectif, à terme : remplacer le protocole de Kyoto, obsolète.

Obtenir un accord à 195 parties prenantes, c'est toujours un succès!

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