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Mexique

Insécurité: plus de 30.000 élèves mexicains privés de cours à Acapulco

Les forces de l'ordre mexicaines photographiées en formation à Acapulco, le 4 décembre dernier.
Les forces de l'ordre mexicaines photographiées en formation à Acapulco, le 4 décembre dernier. REUTERS/Jorge Dan Lopez

Dans l’Etat de Guerrero, où plus de 40 étudiants sont toujours portés disparus deux mois après leur enlèvement, les problèmes de violence restent à l’ordre du jour. Pour preuve : les autorités en charge de l’éducation publique ont décidé de fermer provisoirement près de 200 écoles dans la fameuse station balnéaire d’Acapulco, en raison de l'insécurité que fait régner le crime organisé sur place. Une mesure qui touche aussi bien les écoles primaires et secondaires que les jardins d’enfants.

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Avec notre correspondant au Mexique, Patrick John Buffe

Plus de 30 000 élèves sont privés de cours jusqu’au 7 janvier prochain. Les autorités n’ont pas eu d’autre choix que de suspendre les classes sous la pression des professeurs. Depuis fin novembre, ceux-ci s’étaient mis en grève pour protester contre les conditions d’insécurité qui existent dans les écoles des quartiers périphériques d’Acapulco. Ces écoles reçoivent non seulement des menaces du crime organisé, mais sont également victimes d’extorsion et d’enlèvements d’élèves et d’enseignants.

Ces dernières années, la lutte entre les cartels de la drogue a fait d’Acapulco l’une des villes les plus violentes du Mexique. C’est là que les narcotrafiquants ont commencé à mettre en pratique la décapitation de leurs victimes.

Depuis qu’a éclaté l’affaire des 43 étudiants disparus d’Iguala, la fameuse station balnéaire a par ailleurs connu une forte diminution du nombre de touristes. Pour remédier à cette situation, le président Peña Nieto vient de lancer un plan de réactivation économique de l’Etat de Guerrero et de la ville d’Acapulco. Et pour assurer la sécurité de ceux qui viendront y passer les fêtes de fin d’année, 1 300 éléments de la gendarmerie nationale viennent d'être déployés dans la ville. Un palliatif qui ne parviendra pourtant pas à mettre fin à l’insécurité qui règne dans les quartiers populaires, fiefs des narcotrafiquants.

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