Accéder au contenu principal
Brésil

Les Brésiliens fêtent Noël sur fond de crise économique

Un Brésilien déguisé en père Noël dans les rues de Sao Paulo, le 20 décembre 2014.
Un Brésilien déguisé en père Noël dans les rues de Sao Paulo, le 20 décembre 2014. AFP PHOTO / Miguel SCHINCARIOL

Jour de fête au Brésil ce jeudi 25 décembre, mais avec un bémol : la crise économique. Elle touche tout le pays et, par ricochet, induit moins de dépenses en cette période de Noël et de cadeaux au pied du sapin.

Publicité

De notre correspondant à Rio de Janeiro

Au Brésil, premier pays catholique au monde, il n’est pas question de passer à côté de Noël. Sous les tropiques, pour les enfants et les adultes, cette fête rime évidemment avec les cadeaux. Sauf que ce 25 décembre, les Brésiliens vont se réveiller avec moins de presentes (« cadeaux ») que d’habitude.

A cause de la crise économique qui touche le pays, le montant que les Brésiliens ont dépensé dans leurs cadeaux de Noël est le plus bas depuis six ans. La fête a bien lieu, elle est simplement revue à la baisse. Selon plusieurs études spécialisées, publiées durant le mois de décembre, moins de champagnes et de vins ont été importés, davantage de bière. C’est l’attitude économique de ce Noël 2014 au Brésil pour la classe moyenne déjà endettée.

Continuer de consommer

La moitié des Brésiliens vont acheter leurs cadeaux de Noël à crédit selon une récente étude. Les vitrines des magasins affichent leurs prix en mettant en avant le paiement en plusieurs fois, même pour des chaussures à 20 euros ou un grille pain à 15 euros.

La crise économique touche le porte feuille des ménages, mais les Brésiliens ne se laissent pas décourager pour autant. Plus de 50% des ventes vont se faire dans l’électronique avec des tablettes, des jeux vidéos ou des ordinateurs. D’après un institut de sondage, les Brésiliens vont offrir en moyenne quatre cadeaux chacun pour 160 euros. Sans compter les dépenses d’alimentation pour les diners en famille. Comme partout dans le monde, les supermarchés se frottent les mains. Noël génère plus de 10 milliards d’euros de bénéfices.

La seule hausse d’achat attendue ce sera certainement dans les parfumeries, même si les flacons et les crèmes de beauté sont souvent importés. La nouvelle classe moyenne brésilienne, héritière de la croissance des années 2000, ne veut pas se laisser abattre.

Les prévisons pour 2015 ne sont pas bonnes

La Banque centrale brésilienne a revu à la baisse à 0,2% sa prévision de croissance pour cette année. L’inflation reste élevée à plus de 6%. Les prix continuent donc d’augmenter. Si les Brésiliens consomment encore, c’est souvent à crédit. Comme pour ces sommes englouties dans les cadeaux de Noël, c’est aussi le cas pour l’électroménager ou l’achat de véhicule.

Près de la moitié des ménages brésiliens consacrent 50% de leurs revenus à payer leurs dettes. Une situation de vulnérabilité préoccupante à la veille d’une année 2015 qui s’annonce difficile pour le Brésil.

→A (RE)LIRE: Les heurs et malheurs des économies émergentes

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.