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Etats-Unis

Etats-Unis: Joe Biden et Bill de Blasio aux funérailles du policier

Le cercueil du policier new-yorkais Rafael Ramos est transporté jusquà l'église pour la veillé mortuaire par la garde d'honneur de la police, dans le Queens, le 26 décembre.
Le cercueil du policier new-yorkais Rafael Ramos est transporté jusquà l'église pour la veillé mortuaire par la garde d'honneur de la police, dans le Queens, le 26 décembre. REUTERS/Carlo Allegri

Les obsèques de Rafael Ramos, policier blanc de 40 ans tué en service le 20 décembre, se dérouleront à partir de 10 heures (heure locale) ce samedi 27 décembre dans une église de l'arrondissement du Queens, sous haute sécurité. Depuis plusieurs semaines, les relations la police et une partie de la population sont tendues.

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Avec notre correspondante à New York, Charlotte Alix

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans la ville (et ailleurs dans le pays) pour dénoncer les bavures policières contre des Afro-Américains. Certains responsables des forces de l'ordre accusent le maire de New York, Bill de Blasio, d'encourager ces manifestations. Son discours, ce samedi 27 décembre, lors des funérailles est donc très attendu.

Ainsi, dans le ciel sans nuages de New York, hier vendredi, on pouvait lire une banderole tirée par un petit avion avec un message adressé au maire de la ville : « De Blasio, nous t'avons tourné le dos ». C’est la dernière manifestation de la colère exprimée par une partie des policiers de la police auxiliaire du département de police de la ville de New York (NYPD), une colère portée par Patrick Lynch, le patron du principal syndicat policier, quelques heures après le meurtre des deux officiers samedi dernier : « Il y a du sang sur bien des mains ce soir, sur ceux qui incitent à la violence sous couvert de protestations. Et ça commence dans le bureau du maire ».

Pacifier les relations police - minorités

Les syndicats estiment que par la bienveillance de Bill de Blasio à l’égard des manifestants qui protestent depuis des semaines contre le racisme de certains policiers, attise le sentiment anti-police. Depuis la mort des deux officiers, sept personnes ont d’ailleurs été arrêtées pour avoir proféré des menaces à l’encontre du NYPD. Mais le maire, élu sur la promesse de pacifier les relations entre les minorités et la police, reste ferme : « Vous ne pouvez pas regarder ce qui s’est passé dans le Missouri, à Cleveland ou ici à New York, et faire comme s’il n’y avait pas de problème de racisme. Il faut s’attaquer à ce problème fondamental ».

Bill de Blasio hésitait à se rendre aux obsèques de Rafael Ramos. Critiqué par des syndicats de police, il craignait que sa présence samedi dans l'église soit vue comme une provocation par certains. Finalement, il s'y rendra avec l'objectif d'apaiser les tensions. Il y a quelques jours, il avait demandé aux manifestants de suspendre leurs actions jusqu'aux obsèques.

Funérailles à dimension nationale

Mais plus que ces propos-là, les policiers de New York apprécient la venue du vice-président Joe Biden. C'est le président Barack Obama, en vacances à Hawaï, qui lui a demandé de se rendre à New York. Contrairement à Bill de Blasio, Joe Biden a de très bonnes relations avec les forces de l'ordre. Sa présence devrait donc rassurer les policiers qui reprochent à leur maire de ne pas les soutenir assez.

En même temps, la participation de Joe Biden donnera une dimension nationale à ces funérailles au moment où la Maison Blanche veut améliorer les relations entre la police et les minorités. Un groupe de travail composé de représentants des forces de l'ordre et de la société civile doit se réunir à Washington à partir de janvier prochain. En attendant, la police new-yorkaise a renforcé la sécurité autour de ses commissariats. Depuis la mort des deux agents le week-end dernier, quatre personnes ont été arrêtées pour menaces contre la police.

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