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La revue de presse des Amériques

A la Une: l’Allemagne fournirait des données sur ses citoyens à la NSA

Alors qu’Angela Merkel avait annoncé la fin de la collaboration allemande avec la NSA, le «Washington Post» révèle la poursuite de ces relations.
Alors qu’Angela Merkel avait annoncé la fin de la collaboration allemande avec la NSA, le «Washington Post» révèle la poursuite de ces relations. Reuters/Tobias Schwarz

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Selon le Washington Post, l’Allemagne continue de fournir des données sur ses propres citoyens à la NSA, la plus grande agence de renseignement américaine. Ces informations risquent d’avoir des répercussions en Allemagne, car après l’affaire Snowden et la découverte des écoutes menées par les Etats-Unis, notamment concernant la chancelière allemande, Angela Merkel avait annoncé la fin de la collaboration des renseignements allemands avec ses homologues américains. Elle avait alors déclaré « qu’il fallait reconstruire la confiance » entre ces deux nations rappelle le Washington Post.

Mais selon le quotidien, la collaboration n’a en fait jamais cessé. Pire, l’Allemagne fournirait à la NSA des renseignements sur ses propres citoyens. En fait, selon le journal, l’affaire Snowden a caché une autre réalité, celle qui a trait aux ressortissants européens qui partent, entre autres, en Syrie. Et l’Allemagne n’en compte pas moins de 550 selon le Washington Post.

Alors, pour quelle raison l’Allemagne continue de fournir ces données ? Tout simplement parce que les Etats-Unis, par le biais de ses services de renseignements, sont la seule nation qui tente de compiler toutes les données et donc d’avoir une véritable base de données sur les plus de 15 000 combattants étrangers qui sont partis en Syrie ces quatre dernières années. Même entre Etats européens, il n’y aurait pas, ou que très peu, d’échanges, selon le quotidien.

Et le danger pour ces pays est qu’un combattant rentré en Europe commette un attentat, comme ce fut le cas avec le Français Mehdi Nemmouche, rentré de Syrie via Francfort en mars dernier. L’Allemagne avait prévenu les autorités françaises, mais l’avait laissé revenir en France. Et deux mois plus tard, le 24 mai pour être précis, Mehdi Nemmouche s’est rendu à Bruxelles dans le musée Juif, abattant quatre personnes. Voilà la principale raison pour laquelle les autorités allemandes continuent de donner des informations à la NSA, selon le Washington Post.

Venezuela : publication des chiffres concernant la violence et la criminalité en 2014

C’est l’Observatoire vénézuélien de la violence, une ONG, qui chaque année tente de mettre des chiffres sur cette violence. Et 2014 marque tristement la continuité puisque, selon El Nacional, 24 980 homicides ont été répertoriés. Une légère hausse par rapport à 2013, avec 217 homicides en plus, et ce alors que l’année n’est toujours pas terminée.

D’ailleurs, El Universal, qui se penche également sur la question de la violence dans son édition du jour, présente quelques chiffres pour le mois de décembre avec notamment le décompte des cadavres entreposés dans la principale morgue de Caracas. Et d’après le quotidien, c’est ce dernier mois de l’année qui est le plus meurtrier.

Selon le directeur de l’Observatoire vénézuélien de la violence, certes, il n’y a pas eu de hausse significative, mais la violence s’est déplacée au gré des redéploiements des forces de l’ordre dans les agglomérations. Les zones considérées comme sûres il y a quelques mois sont désormais sujettes à cette violence, explique-t-il dans les pages d’El Nacional.

Désormais, tous les secteurs de la société et toutes les classes sociales, sont concernés. Des chiffres qui traduisent l’échec de la politique menée par le président Nicolas Maduro, qui s’était engagé sur ce terrain. Le Venezuela est le second pays le plus violent au monde, après le Honduras, avec un taux de 82 morts pour 100 000 habitants.
 
Cuba : l’artiste Tania Brugera compte organiser une performance sur la Place de la Révolution, à La Havane

C’est à lire dans El Nuevo Herald, le quotidien floridien. Lundi, cette artiste a confirmé l’organisation de cette performance, malgré le fait que les autorités lui ont refusé un permis. Tania Brugera invite les Cubains à venir sur cette place (qui est un véritable emblème politique) pour parler au microphone durant une minute et exprimer leurs souhaits pour le futur de l’île, suite au « réchauffement » diplomatique entre les Etats-Unis et Cuba.

Tania Brugera précise qu’il n’y aura pas d’appel à la violence, ni aux discriminations, ni quoi que ce soit qui puisse nuire à l’ordre public. Mais les autorités estiment que cette performance n’a rien d’artistique, mais tout d’une provocation politique.

 

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