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Etats-Unis

Sommet antiterrorisme à Washington: l'heure du bilan

Nasser Judeh, le ministre jordanien des Affaires étrangères, a rappelé que les victimes les plus nombreuses sont des musulmans, à Washington, le 19 février 2015.
Nasser Judeh, le ministre jordanien des Affaires étrangères, a rappelé que les victimes les plus nombreuses sont des musulmans, à Washington, le 19 février 2015. REUTERS/Joshua Roberts

Le sommet international sur la lutte contre le terrorisme s'est terminé jeudi soir à Washington. Cette journée était consacrée aux politiques gouvernementales, exposées par les représentants de 60 pays, parmi lesquels la France, le Kenya, la Jordanie, des pays récemment touchés par des attentats.

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Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

Le constat fait par les intervenants, d’où qu’ils viennent, est le même : le recrutement des terroristes s’appuie sur les dysfonctionnements de nos sociétés. Le ministre jordanien des Affaires étrangères, sur ce point, a rappelé que les victimes les plus nombreuses sont des musulmans. Nasser Judeh a annoncé une prochaine initiative des pays arabes, dont la voix est, d’après lui, peu audible dans la lutte contre les groupes terroristes.

« Pendant combien de temps le monde va-t-il laisser ce phénomène prendre de l’ampleur, et se répandre de manière incontrôlée ? L’extrémisme violent n’est pas sans lien avec ce qui se passe en Syrie, en Irak, en Palestine, au Yémen, en Libye, et ailleurs. Et oui, les conditions économiques sont un terrain fertile pour répandre cette idéologie. Tout est question d’éducation », a déclaré Nasser Judeh.

Les problèmes liés à ces conflits ou aux communautés défavorisées n'ont pas été les seuls points importants abordés lors du sommet. Autre constat majeur : l'utilisation d'internet par les réseaux extrémistes. Lors de son intervention, le chercheur britannique Peter Neumann explique que la Toile et les réseaux sociaux ont quasiment été abandonnés aux terroristes et que les gouvernements ne sont pas au niveau.

De quoi entraîner des questions, salutaires sans doute, mais des questions gênantes sur les politiques menées par les Etats et les moyens, probablement insuffisants, consacrés au secteur. Des questions, aussi, sur les échanges d'informations et sur la protection de la vie privée. Des points qui font débat. La culture de chaque pays est différente. En Europe, on ne veut pas de surveillance sans garde-fous et on se méfie d'éventuelles violations de la vie privée. Aux Etats-Unis, tout le monde ne comprend pas ce concept.

Certaines voix se sont élevées pour critiquer un sommet qui n’apporte rien de neuf dans la connaissance du phénomène terroriste. La Maison Blanche répond que des liens se tissent entre les pays, pour une bataille de longue haleine qui s’annonce. Une bataille qui, d’après les meilleurs connaisseurs du dossier, sera laissée en héritage à la prochaine génération. Et ce point fait l’unanimité.

Nous avons surtout le souhait de développer une coopération confiante avec nos partenaires américains.

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