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Chili

Eruption du volcan Calbuco: les réseaux sociaux chauffés à blanc

Des habitants travaillent à nettoyer les cendres, tandis que l'éruption du Calbuco continue, dans le sud du Chili, le 24 avril 2015.
Des habitants travaillent à nettoyer les cendres, tandis que l'éruption du Calbuco continue, dans le sud du Chili, le 24 avril 2015. REUTERS/Ivan Alvarado

Les réseaux sociaux fonctionnent à plein au Chili, depuis mercredi, suite aux éruptions du volcan Calbuco, à 1000 km au sud de Santiago. Les images de l’immense champignon à la base rouge vif et traversé d’éclairs ont fait le tour du monde. Le Calbuco est même devenu un « trending topic » sur Twitter, d’abord grâce aux premiers témoins de son réveil après 43 ans de sommeil, les habitants de cette région eux-mêmes.

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Avant que n’arrivent sur place les photographes des agences, ce sont les gens de la région qui ont pris les premières vidéos et photos de la première éruption, qui a eu lieu mercredi soir, à 18 h, heure locale. Le Chili est le pays le plus connecté d’Amérique du Sud. La plupart des Chiliens ont un téléphone avec caméra, connecté à internet grâce à la 3G. Du coup, très rapidement ces images et vidéos ont circulé sur les réseaux et ont été reprises par les chaînes de télévision.

Une vidéo, notamment, a beaucoup circulé. On y voit un petit garçon d’une dizaine d’années qui montre la colonne de fumée depuis la fenêtre de sa maison, très impressionné, et qui appelle au secours.

L'érruption en direct

Il y a eu une autre vidéo qui tourne encore beaucoup. Diffusée plus récemment, elle a été filmée par un randonneur, Walter Witt, qui a, complètement par hasard, été le témoin du moment exact du réveil du volcan, alors qu’il venait de planter sa tente au pied de celui-ci.
Il filme un paysage magnifique, où deux cascades jaillissent d’une falaise. On l’entend se féliciter d’être monté si haut, là où peu de gens arrivent... Et soudain, la fumée sort.

Un instant, le randonneur est paralysé. L’objectif de la caméra pointe vers le sol. Walter Witt jure et éteint sa caméra. Il a raconté aux médias chiliens que, pour monter, il lui avait fallu trois heures, mais que la descente ne lui a pris qu’une heure. La peur au ventre, il a couru « façon Forrest », dit-il, en référence au film américain.

Les réseaux sociaux ont aussi permis aux gens de communiquer entre eux. Très rapidement, le réseau téléphonique a été saturé aussi les Chiliens ont-ils dû se rabattre sur Whatsapp pour prendre des nouvelles de leurs proches. C’est aussi grâce aux réseaux sociaux, à Twitter surtout, que les médias ont su ce qui se passait.

Ce lundi encore, l’alerte rouge a été maintenue dans la région. Plus de 6500 personnes ont été évacuées. Le problème désormais, ce sont les cendres qui font s’effondrer les toits et tuent les animaux qui ne peuvent plus ni pâturer, ni boire. Une catastrophe économique, dans cette zone rurale qui concentrerait 30 % de l’élevage de tout le pays.

Sur la côte du Sud chilien, la salmoniculture est pratiquée or des pluies sont annoncées pour jeudi. Elles pourraient faire déborder les cours d’eau et causer encore plus de dommages.

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