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Chili

Soulagement au Chili après la mort de l’ex-chef de la police politique

Des centaines de Chiliens se sont rassemblés devant l'hôpital militaire où était interné Manuel Contreras, à l'annonce de sa mort, le 8 août 2015.
Des centaines de Chiliens se sont rassemblés devant l'hôpital militaire où était interné Manuel Contreras, à l'annonce de sa mort, le 8 août 2015. REUTERS/Carlos Vera

L’une des icônes de la dictature chilienne est morte vendredi soir à l’âge de 86 ans.Manuel Contreras a été l’unique patron de la police secrète   la DINA, Direction de l’intelligence nationale   sous la dictature d'Augusto Pinochet. Il a été incinéré lors d'une cérémonie privée samedi matin a Santiago, sans les honneurs militaires. Il est mort derrière les barreaux alors qu’il purgeait une peine de plus de 520 ans de prison, après 59 condamnations sur 106 procès au moins et deux peines de prison à vie pour crimes contre l’humanité. Neuf ans après la mort de Pinochet et 25 ans après le retour à la démocratie, cette nouvelle a été largement saluée par la population chilienne.

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Avec notre correspondante à Santiago du Chili,  Laurie Fachaux

C’est avec des portraits de leurs proches que spontanément, les familles des 3 000 disparus de la dictature ont célébré la mort du bras droit de Pinochet. De son vivant, Manuel Contreras n’a jamais perdu son statut de général, chose que compte bien modifier la présidente du parti socialiste, Isabel Allende. Dès la semaine prochaine, la fille de l'ex-président chilien Salvador Allende devrait déposer une proposition de loi pour dégrader « l’un des plus grands criminels qu’ait connu le pays ».

En revanche, l’ultra droite chilienne n'est évidemment pas du même avis. Un membre du parti politique fondé par des pro-Pinochet a même écrit sur Twitter : « merci Manuel
Contreras pour tes services à la patrie
 ».

Pour sa part, le gouvernement de centre-gauche de Michelle Bachelet a indiqué réaffirmer son engagement avec le respect des droits de l’homme. La Cour suprême, via son porte-parole, a quant à elle reconnu que les juges pendant la dictature n'ont pas toujours été a la hauteur, « hormis dans deux ou trois dossiers ».

Aujourd’hui, 25 ans après le retour à la démocratie, les victimes de la dictature dénoncent toujours l’impunité de leurs tortionnaires. Seuls 70 militaires se trouvent derrière les barreaux et plus d’un millier de procès sont encore en cours.

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