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Revue de presse des Amériques

A la Une: «le CEP condamne mais ne sanctionne pas»

Un travailleur électoral examine le scrutin pendant le dépouillement dans un bureau de vote de Port-au-Prince, le 9 août 2015
Un travailleur électoral examine le scrutin pendant le dépouillement dans un bureau de vote de Port-au-Prince, le 9 août 2015 REUTERS/Andres Martinez Casares

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La presse haïtienne d'aujourd’hui commente le communiqué du Comité électoral provisoire. Il condamne les « exactions » des partis politiques durant les élections du 9 août. Il « condamne mais ne sanctionne pas », déplore Le Nouvelliste qui rappelle : « Les législatives du 9 août ont été émaillées de violences et d'incivilités. Pour empêcher un candidat d'engranger des votes, pour effectuer des bourrages d'urnes, des audacieux, des indélicats, à la pointe du fusil ou par la force, ont imposé leur loi », regrette le Nouvelliste.

«A minima, 16 candidats ont été radiés de la course, continue l'éditorialiste. Sur la pointe des pieds, le CEP semble tourner la page des sanctions. »

Aux Etats-Unis, inquiétudes après la chute de la bourse de Shanghai.

Cette chute a entraîné dans sa glissade les marchés boursiers mondiaux. La Chine est la deuxième économie mondiale. C’est justement son importance qui inquiète le New York Times aujourd'hui. « Les dirigeants chinois n'arrivent pas à stopper le ralentissement de l'économie du pays. Les nations comme le Brésil exportent des matières premières en Chine. Elles sont donc très vulnérables à cette baisse de tension chinoise.
L'économie américaine est en bien meilleure santé, mais elle ne croît pas suffisamment vite pour aider le reste du monde », affirme le New York Times
« Et les ralentissements des autres pays pourraient peser sur la croissance des Etats-Unis puisque le pays ne pourra plus exporter autant ».

Alors pour le Washington Post, Barack Obama et le Congrès républicain doivent agir. « Seuls les Etats-Unis peuvent mener les changements dont l'économie mondiale a besoin. Car c'est toujours la plus importante puissance économique et militaire », soutient le quotidien, qui avertit tout de même : « Washington devra, avant tout, résoudre ses propres dysfonctionnements. Les autorités doivent donc éviter d'affoler les marchés en augmentant le plafond de la dette fédérale par exemple ».

Le Boston Globe lui prend des distances avec ce sujet. Il publie un dessin intitulé : « Quelle information affole le plus les gens ? » Le dessinateur propose deux Unes :

La première : « Les actions chutent légèrement après avoir doublé pendant 6 ans ». L'homme qui lit le journal porte un costard rayé. Il tremble et transpire, les yeux affolés derrière ses binocles.

La deuxième : «Les salaires stagnent depuis 40 ans ». L'homme a les yeux perdus dans le vague, bordés de cernes. Il semble ne même pas prêter attention à l'information.

Brésil, Dilma reconnaît ses erreurs

La presse brésilienne se concentre sur la crise économique et politique nationale. La présidente Dilma Roussef a accordé une interview aux trois principaux quotidiens brésiliens. Dans Estado, Folha de São Paulo, et Globo, Dilma Roussef reconnait que son gouvernement a tardé à percevoir la gravité de la crise économique dans lequel se trouve aujourd’hui son pays. « Mais en même temps personne ne pouvait prévoir que les choses aillent si mal », se défend-elle.  

Dilma Roussef a évité de parler de la crise politique qui déchire le Brésil. Au sujet du président de l'Assemblée nationale dont le parquet a demandé la mise en examen pour corruption cette semaine, Dilma Roussef répond: « Je préfère ne pas parler sur les gens. Je suis bouddhiste. Je suis Dilminha paix et amour ».

Une bouddhiste qui sort tout de même de son calme pour défendre son mentor, Lula da Silva. Certaines voix accusent l’ancien président d'être mêlé au scandale de corruption de Petrobras. «Ce sont des fascistes », rétorque Dilma. « Des calculateurs insensibles ».

Le Dakar 2016 ne passera pas au Pérou

Le Dakar 2016 ne passera pas comme prévu par le Pérou. Le gouvernement a décidé de dédier ses fonds à la prévention du phénomène El Niño. « Un coup dur » en manchette de La Républica. La célèbre course devait partir de la capitale Lima. Le journal péruvien donne la parole à l'équipe du Rally Dakar: «Nous nous sommes tout de suite attelés à la construction de circuits alternatifs en Argentine et Bolivie ». Selon La Républica, le gouvernement péruvien a mis en état d'urgence 14 régions de son territoire. Le Ministère de la Santé a débloqué 65 millions de dollars pour faire face au phénomène climatique. El Niño n’a jamais été aussi menaçant depuis 1998.

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