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Environnement / Faune

Les oiseaux marins font une indigestion de plastique

Vue de la plage de Juhu à Mumbai, en juillet 2007. 90% des 300 tonnes de déchets apportés par la marée sont du plastique.
Vue de la plage de Juhu à Mumbai, en juillet 2007. 90% des 300 tonnes de déchets apportés par la marée sont du plastique. PAL PILLAI / AFP

Neuf oiseaux marins sur 10 ont déjà mangé du plastique. Un chiffre énorme qui ressort d'une étude de l'Académie nationale américaine des sciences, et la situation ne va pas aller en s'améliorant. Les chercheurs estiment qu'en 2050, ce seront 99 % de ces volatiles qui seront concernés. Une preuve, une de plus, de l'étendue de la pollution au plastique des océans du monde.

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Les océans sont de plus en plus pollués par le plastique : on le savait, mais cette nouvelle étude illustre encore mieux l'étendue des dégâts. Neuf oiseaux marins sur 10 en ont déjà mangé, cormorans, mouettes, goélands, manchots et autres fous de Bassan : ils font tous la même erreur et confondent la surface colorée des plastiques avec de la nourriture. En tout, ce sont 135 espèces d’oiseaux marins qui ont servi de base à ce travail, qui a passé en revue des études réalisées entre 1962 et 2012.

La situation s’aggrave

Cette méprise a lieu dans toutes les mers du monde. A certains endroits, on peut même trouver jusqu'à 580 000 morceaux de plastique par kilomètre carré, des morceaux allant d'une taille inférieure au millimètre jusqu'à plusieurs centimètres. La situation ne va pas aller en s'arrangeant : depuis la commercialisation de ce matériau dans les années 1950, l'humanité en a doublé la production tous les 11 ans, et le rythme s'accélère. Entre 2015 et 2026, en seulement onze ans, on estime que la production totale de plastique sera équivalente à tout ce qui a déjà été fabriqué. Les auteurs de l’étude prévoient ainsi qu'en 2050, ce sera presque la totalité - 99 % - des oiseaux marins qui auront déjà goûté ce plat peu appétissant, et faut-il le préciser, dangereux pour leur santé.

Mieux prévoir pour mieux agir

Dès lors, que faire ? Si la situation est grave, pour la première fois, des méthodes de prévision à l'échelle de la planète permettent de suivre l'étendue et l'ampleur de cette pollution. « Nous pouvons prévoir au niveau global à quelle échelle la pollution au plastique peut avoir des répercutions sur les espèces marines », précise Chris Wilcox, chercheur à l’Agence nationale australienne pour la science (CSIRO).

Un outil désormais disponible qui peut déjà permettre de savoir quelles sont les zones les plus concernées, à savoir l’océan Austral, et la mer de Tasman, située entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ces données étant maintenant disponibles, il ne reste plus qu’à mettre en place une gestion plus efficace de ces déchets. Mais encore faudra-t-il avoir la volonté de faire les efforts nécessaires.

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