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Venezuela

Venezuela: arrestation de l'opposant Manuel Rosales de retour d'exil

Eveling Trejo de Rosales, maire de Maracaibo et épouse de l'ancien candidat à la présidentielle vénézuélienne Manuel Rosales. Elle répond aux médias pendant qu'elle attend son arrivée à l'aéroport de Maracaibo, au Venezuela, le 15 octobre 2015.
Eveling Trejo de Rosales, maire de Maracaibo et épouse de l'ancien candidat à la présidentielle vénézuélienne Manuel Rosales. Elle répond aux médias pendant qu'elle attend son arrivée à l'aéroport de Maracaibo, au Venezuela, le 15 octobre 2015. REUTERS/Isaac Urrutia

L'opposant Manuel Rosales a été arrêté jeudi 15 octobre à son retour au Venezuela après six ans d'exil au Pérou. Il avait fui son pays après avoir été accusé d'enrichissement illicite. Des agents du renseignement l'ont interpellé dès sa sortie d'avion à Maracaibo, la capitale de l'Etat de Zulia, dont il a été gouverneur. Il a ensuite été transféré à Caracas et le parquet vénézuélien a précisé que les procédures judiciaires à son encontre allaient être relancées après avoir été suspendues lors de son départ du pays.

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L'opposant Manuel Rosales a été arrêté à son retour au Venezuela, après six ans d'exil. Cet ancien rival d'Hugo Chavez à la présidentielle de 2006 doit être présenté à un tribunal à Caracas. Manuel Rosales a été poursuivi en 2008 pour avoir mal déclaré ses revenus en tant que gouverneur de l'Etat de Zulia et pour avoir été incapable d'expliquer la provenance de certains revenus. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour corruption.

Il est parti au Pérou en 2009 avant la première audience de son procès. Il a ensuite disparu de la vie politique vénézuélienne. Manuel Rosales nie les accusations qui le visent et soutient qu'il s'agit de poursuites motivées politiquement. Rosales comptait effectivement repartir en campagne pour les législatives de décembre. Son retour ne doit rien au hasard puisque l’opposition est donnée largement favorite. En 2007, cet opposant d'Hugo Chavez avait organisé la campagne pour dire « non » lors d'un référendum à une modification de Constitution qui prévoyait de ne plus limiter le nombre de mandats présidentiels. Le « non » l'a effectivement emporté écornant la toute puissance d'Hugo Chavez.

Les soldats vénézueliens attendent l'arrivée de Manuel Rosales à l'aéroport de Maracaibo, le 15 octobre 2015.
Les soldats vénézueliens attendent l'arrivée de Manuel Rosales à l'aéroport de Maracaibo, le 15 octobre 2015. REUTERS/Isaac Urrutia

La presse a été tenue éloignée de l'endroit où Manuel Rosales a été interpellé. Aucune image n'a donc filtré. Les enregistrements des deux télévisons présentes, CNN et la chaine d’info continue colombienne NTV24, ont été effacés par les services de renseignements bolivariens. Pas d’images non plus de ses fidèles, drapeaux et banderoles aux couleurs du parti de centre droit Un Nuevo Tiempo, venus l’accueillir à sa descente d’avion. Pas d’images encore de ses dix enfants, des membres de sa famille dont son épouse, Eveling Trejo, l’actuelle maire de Maracaibo.

Manuel Rosales a, lui, publié une vidéo sur son profil Periscope, (plateforme de diffusion de vidéos en direct) dans laquelle il n'a pas manqué d'ironiser sur le dispositif mis en place pour son arrestation : «Ils devraient plutôt déployer ces forces pour lutter contre la délinquance, l'insécurité ».

(avec AFP)

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