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Mexique

Le Mexique rouvre l'enquête sur la disparition des 43 étudiants

Des manifestants à Guadalajara, le 8 octobre 2014, tiennent des photos des étudiants disparus dans l'Etat de Guerrero, au Mexique.
Des manifestants à Guadalajara, le 8 octobre 2014, tiennent des photos des étudiants disparus dans l'Etat de Guerrero, au Mexique. REUTERS/Alejandro Acosta

Au Mexique, la disparition de 43 étudiants dans l’Etat du Guerrero est toujours à la Une de l’actualité, un an après. En effet, devant la pression des familles et de la communauté internationale, le gouvernement vient d’annoncer la réouverture de l’enquête. Début septembre, un rapport indépendant avait réduit à néant la thèse officielle.

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Le président mexicain Enrique Pena Nieto veut convaincre les citoyens qu’il cherche lui aussi la vérité sur la disparition de ces 43 étudiants. Des moyens supplémentaires ont été alloués, des satellites et des drones vont être mobilisés et de nouveaux enquêteurs vont travailler en tandem avec des experts internationaux.

Depuis un an, cette affaire érode la crédibilité du chef de l'Etat. Il a d'abord mis trop de temps à se saisir de l'affaire et ensuite les conclusions de l’enquête officielle, selon lesquelles les étudiants ont été livrés par la police locale à un gang qui les a incinérés, n’ont jamais convaincu personne.

Calcinés et non identifiables ?

Mieux, la parution le mois dernier d’un rapport d’experts indépendants affirme que, contrairement à ce que dit l’enquête, les corps ne peuvent avoir été brûlés au point de ne plus être identifiables. La présence de l’armée et de la police fédérale près du lieu où les étudiants ont été enlevés aurait été un peu vite évacuée.

Le gouvernement s’engage donc à suivre les dix recommandations du rapport, par exemple sur la relance des recherches qui seront désormais menées en collaboration avec les familles. Par contre, il refuse toujours que les militaires présents la nuit de la disparition puissent être directement interrogés par des experts indépendants. Une attitude qui, si elle reste inchangée, laissera toujours selon ces experts planer un doute sur ce qui s’est réellement passé.

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