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Brésil

Coulée de boue au Brésil: une «catastrophe environnementale»

Des habitants de Bento Rodrigues, dont le village a été englouti par la coulée de boue, jeudi 5 novembre 2015.
Des habitants de Bento Rodrigues, dont le village a été englouti par la coulée de boue, jeudi 5 novembre 2015. REUTERS/Ricardo Moraes

Au Brésil, après l’effondrement d’un barrage minier jeudi 5 novembre dans la région de Mariana (sud-est), le bilan officiel provisoire fait état de deux morts et de 28 disparus. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de la catastrophe. Pour l’instant, l’heure est à la gestion de la crise.

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Sur les médias brésiliens, ce sont des scènes de dévastation. Des maisons dont on ne voit plus que le toit, d’autres à moitié submergées par une boue épaisse dans une région vallonnée. Un village, Bento Rodrigues, a même été quasiment rayé de la carte.

Le bilan provisoire fait état de deux morts et 28 disparus. Parmi eux, 13 employés de la compagnie minière Samarco dont les eaux usées étaient retenues par le barrage qui a cédé jeudi 5 novembre. « Selon toute vraisemblance, il sera difficile de retrouver en vie les 13 personnes portées disparues qui étaient au réservoir au moment de la rupture », a déclaré Fernando Pimentel, le gouverneur de l’Etat de Minas Gerais, où le drame s’est produit.

Au total, plus de 60 millions de mètres cubes d’eau et de minerais de fer se sont déversés. Ils ont envahi les terres et gonflé les cours d’eau. Les boues toxiques ont même atteint en douze heures une ville située à 60 kilomètres des barrages.

Samedi 7 novembre, 200 effectifs de secours, police, armée et défense civile, n’ont pu atteindre les régions sinistrées qu’une fois la boue solidifiée. Des hélicoptères et des drones survolent la zone.

Pour le gouverneur de l’Etat de Minas Gerais, c’est « la plus grande catastrophe environnementale » qu’a connue la région. Les effets risquent d’être importants sur la mortalité des animaux et la destruction de la végétation. Dans cette région déjà touchée par la sécheresse, les autorités craignent des problèmes de captage d’eau. Leur priorité pour l’instant est d’approvisionner en eau et en vivres les populations les plus isolées.

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