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Revue de presse des Amériques

A la Une: la responsabilité de l’opposition vénézuélienne victorieuse

Elections législatives au Venezuela: l'amertume des vaincus, les partisans du PSUV de Nicolas Maduro.
Elections législatives au Venezuela: l'amertume des vaincus, les partisans du PSUV de Nicolas Maduro. REUTERS/Marco Bello

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La victoire de l'opposition aux élections législatives vénézuéliennes fait encore couler beaucoup d'encre ce mardi dans les journaux du continent américain. Tout le monde s'accorde pour dire que c'est un nouveau chapître qui s'ouvre dans l'histoire du Venezuela. C’est aussi un moment crucial pour l'opposition qui doit endosser une immense responsabilité.

Le journal Ultimas Noticias juge bon de rappeler aux nouveaux élus les principes fondamentaux de la démocratie: « Votre devoir, c'est de représenter les intérêts divers de l'ensemble de la population vénézuélienne. Nous vous demandons d'assumer votre responsabilité et de mener un dialogue et des négociations avec l'exécutif afin de décider de la voie à suivre pour sortir le pays de la crise que nous vivons ».

« La population a faim », constate aussi El Universal. « Le gouvernement a perdu trop de temps pour trouver une solution à ce problème. Les nouveaux élus doivent maintenant tâcher de ne pas en perdre davantage », comprendre : attaquez-vous d'abord aux défis urgents avant de vous aventurer dans des règlements de compte.
 
Alors que les électeurs vénézuéliens ont massivement réclamé un changement de cap pour leur pays, le discours des dirigeants chavistes restent le même, s'étonne El Nacional. « Seul l'aveuglement volontaire de notre président lui permet de parler encore de la guerre économique menée soit disant par l'opposition, de la bourgeoisie apatride et autres », écrit l'éditorialiste qui poursuit. « Le chef de l'Etat refuse de voir la réalité du pays en face sans comprendre que c'est cette même agonie qui a conduit à la quasi destruction du parti socialiste unifié ».

Ce point de vue est partagé par le journal colombien El Tiempo qui écrit: « Nicolas Maduro précipite sa propre chute. En brandissant encore et encore des théories du complot, même face à un peuple qui vient de le sanctionner par les urnes parce qu'il a faim, parce qu'il souffre de l'insécurité, parce qu'il souhaite le changement, le président récoltera tôt ou tard la rage de ce peuple qui ne veut plus les divisions et les clivages ».
 
Beaucoup se sont étonnés tout de même de cette volte-face de Nicolas Maduro qui avait annoncé avant la tenue des élections vouloir descendre dans la rue en cas de défaite pour défendre la révolution bolivarienne. Au Nicaragua, le quotidien La Prensa croit savoir que le président vénézuélien a reconnu sa défaite uniquement parce que l'armée l'y a obligé. Dans le cas contraire, les militaires craignaient en effet « une situation chaotique aux conséquences imprévisibles », conclut La Prensa.
 
Haïti : toujours pas de solution en vue pour sortir de la crise électorale
 
Face à la crise électorale qui se prolonge, les commentateurs semblent perdre patience. « Il faut que cela cesse ! », s'exclame Radio Kiskeya. « Que cesse la volonté du gouvernement et d’une partie de la communauté internationale de rabaisser systématiquement les standards démocratiques dès qu’il s’agit d’Haïti. Une démocratie pour les autres. Une, spéciale, pour le peuple haïtien qui aurait beaucoup plus besoin de manger que de vivre en démocratie. Quelle impertinence raciste de la part des tenants de cette thèse ! ». Et l'éditorialiste de poursuivre : « Que cesse aussi la passivité de la grande masse d’Haïtiens honnêtes et conséquents (la fameuse majorité silencieuse) qui tardent à comprendre que leur sort dépend de la tournure définitive que prendront les choses à ce carrefour critique de la vie nationale ! ».

Même son de cloche dans les colonnes du Nouvelliste : « Le temps file. Dans un curieux rapport au temps, on laisse passer le temps, donne du temps au temps. Comme si l'usure du temps, à l'heure H, allait résoudre comme par enchantement tous les problèmes ». Et Le Nouvelliste de conclure : « 2015 glisse, s'éteint doucement. Plus d'un mois après la crise née de la publication des résultats de la présidentielle, l'incertitude sur l'avenir du pays n'a jamais été aussi grande. Pourtant, en dépit des appels à éviter de s'enliser dans cette nouvelle crise, personne ne peut justifier le refus de la solution simple: la vérification des procès-verbaux au Centre de tabulation ».

Etats-Unis : la provocation de trop de Donald Trump ?
 
Nouvelle déclaration tonitruante du candidat à la présidence américaine Donald Trump : l'actuel favori pour les primaires républicaines a proposé de barrer l'entrée des musulmans aux Etats-Unis. Et à en croire la presse aujourd'hui, c'était peut-être la provocation de trop : le Dallas Morning News dénonce « l'islamophobie dans sa pire forme ». USA-Today appelle Donald Trump le « marchand de la peur ». Le journal californien Fresno Bee estime que le milliardaire a définitivement « pété les plombs » et pour le New York Daily News « Donald Trump est la honte de la Nation ». Seulement voilà : ses sympathisants, et ils sont nombreux, ont ovationné cette nouvelle proposition.

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