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Colombie

Colombie: une enquête ouverte sur des avortements forcés chez les FARC

Une combattante des FARC le 20 février 2001 à Santa Fe, en Colombie.
Une combattante des FARC le 20 février 2001 à Santa Fe, en Colombie. Getty Image / Carlos Villalon

Le parquet de Bogota a ouvert une enquête sur «150 cas d’avortements forcés» d'ex-guérilleras des FARC. Selon le procureur général, Eduardo Montealegre, cette pratique faisait partie de la politique interne de l’organisation.

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« Nous avons des preuves qui démontrent clairement que les femmes combattantes étaient forcées d'avorter afin que la guérilla des FARC ne les perde pas comme outils de guerre », a affirmé Eduardo Montealegre, le procureur général colombien.

Grâce à de nombreux témoignages d’ex-guérilleras, le parquet colombien a décidé d’ouvrir une enquête sur « 150 cas d'avortements forcés ». Un chiffre qui pourrait être revu à la hausse, selon les autorités colombiennes, qui s’attendent à ce que d’autres femmes sortent de l’ombre avec l'ouverture d'une procédure judiciaire.

Depuis novembre 2012, la guérilla des FARC est engagée dans des pourparlers de paix avec le gouvernement colombien à la Havane. Mais pour les victimes du conflit armé, la signature d'un accord de paix ne doit pas se faire au détriment de la justice et surtout ne doit en aucun cas impliquer une impunité pour les auteurs de crimes graves, qu'ils se trouvent dans les rangs des FARC, de l'armée ou des paramilitaires.

En août dernier, l'un des négociateurs de la guérilla avait publiquement nié l'usage de la violence contre les femmes comme arme de guerre.

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