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Venezuela

Venezuela: les nouveaux députés élus veulent conserver leur unité

Jesus Torrealba, secrétaire général de la coalition d'opposition, durant une conférence de presse à Caracas, le 11 décembre 2015.
Jesus Torrealba, secrétaire général de la coalition d'opposition, durant une conférence de presse à Caracas, le 11 décembre 2015. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Ce vendredi, les 112 députés de l'opposition vénézuélienne fraîchement élus se sont rassemblés à Caracas. L'occasion de présenter un document de mesures qu'ils proposeront à partir du 5 janvier prochain, jour de l'investiture de la nouvelle assemblée. A la clé notamment, des mesures économiques pour tenter de faciliter la distribution d'aliments dans le pays et freiner les pénuries ou encore une loi d'amnistie pour libérer « les prisonniers politiques ». Une opposition qui a tenu à se présenter de nouveau comme un groupe « sans divisions » et uni au-delà des partis politiques.

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Avec notre correspondante à Caracas,  Julien Gonzalez

« C'est la fin de la campagne électorale et le début de la campagne sociale. » Voilà comment Jesus « Chuo » Torrealba a entamé la présentation des mesures prioritaires de la MUD. Et pour ce temps fort, le secrétaire général de la coalition d'opposition a tenu un discours très fédérateur.

« Notre priorité n'est pas de lancer une vendetta politique, explique-t-il. Il y a des lois que nous allons promulguer, il y a des lois que nous allons abroger, il va y avoir des débats sur des sujets comme la politique de contrôle de change sur laquelle nous ne pourrons pas légiférer. Nous allons faire de l'Assemblée Nationale le grand forum politique du pays. »

Une partie de l'opposition considère pourtant que le changement ne pourra se faire à terme avec le gouvernement actuel du président Nicolas Maduro. C'est en tout cas ce que pense le nouveau député Freddy Guevara, un des leaders du parti de Leopoldo Lopez : « Du point de vue de notre parti Voluntad Popular, nous sommes convaincus que nous devons inciter à un changement de gouvernement dans le courant du premier semestre de l'année prochaine. Mais nous comprenons que cela n'est pas possible dans les trois premiers mois : il faudra convoquer de nouvelles élections, c'est tout un processus. Comme ce n'est pas pour tout de suite, nous devons mettre en place des mesures urgentes dont le pays a besoin pour ces premiers mois. »

Lors du troisième Congrès de son parti le PSUV ce jeudi soir, le président Nicolas Maduro a appelé de son côté à lancer « une contre-offensive révolutionnaire, politique, populaire, spirituelle, territoriale, économique et militaire ».
 

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