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Bolivie

Bolivie: première mobilisation pour le «non» au referendum

Le président bolivien, Evo Morales, espère briguer un quatrième mandat grâce à une modification de la Constitution.
Le président bolivien, Evo Morales, espère briguer un quatrième mandat grâce à une modification de la Constitution. REUTERS/Bolivian Presidency

Un premier grand meeting politique s’est tenu mardi 22 décembre à La Paz pour appeler à voter « non » au référendum du 21 février prochain. Les électeurs seront appelés à se rendre aux urnes pour se prononcer sur une modification de la Constitution qui permettrait au président socialiste Evo Morales de postuler en 2019 pour un quatrième mandat à la tête de la Bolivie. Au pouvoir depuis décembre 2005, Morales jouit d'un bilan plutôt positif dans le domaine économique, notamment dans la lutte contre la pauvreté. Mais aujourd'hui son parti, le MAS, est au coeur de plusieurs scandales de corruption, et lui-même est accusé par ses détracteurs de dérives autoritaires. 

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Avec notre correspondante à La Paz, Reza Nourmamode

« Non à la tyrannie » ou encore « Evo, ça suffit ». Malgré la pluie, ils sont près d'un millier à s'être rassemblés, mardi 22 décembre dans le centre-ville de La Paz, pour refuser à Evo Morales la possibilité de briguer un quatrième mandat.

Le rassemblement était organisé par Felix Patzi, gouverneur de la région de La Paz, mais également ancien ministre de l'Education du président Morales. Comme d'autres dissidents du parti au pouvoir, il appartient à cette gauche déçue par le chef de l'Etat. Une gauche qui considère que Morales a trahi le peuple bolivien.

« Toute volonté de s'éterniser au pouvoir dégénère automatiquement en tyrannie, que ce soit Evo Morales ou n'importe quel autre gouvernant, affirme Felix Patzi. De plus, quand on reste plus de quinze ans au pouvoir, c'est en premier lieu aux jeunes générations que l'on porte le plus préjudice ».

Avec ces dissidents de gauche, mais également les partis traditionnels du centre et de la droite, c'est un large front d'opposition qui mène campagne pour le « non ». Reste à savoir si cela suffira pour infliger à Evo Morales sa première grande défaite électorale après dix années au pouvoir. Un récent sondage donne en tout cas le « non » légèrement gagnant le 21 février prochain, mais la campagne ne fait que commencer.

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