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Elections USA / Donald Trump

Donald Trump: «Le président Obama est né aux Etats-Unis, point final»

Donald Trump a reconnu face à un groupe d’anciens militaires qu'il a accueillis dans son nouvel hôtel flambant neuf près de la Maison Blanche, que le président Barack Obama était né aux Etats-Unis.
Donald Trump a reconnu face à un groupe d’anciens militaires qu'il a accueillis dans son nouvel hôtel flambant neuf près de la Maison Blanche, que le président Barack Obama était né aux Etats-Unis. REUTERS/Mike Segar

C'est une déclaration de Donald Trump qui était très attendue aux Etats-Unis. Le candidat républicain à la Maison Blanche affirme que le président américain Barack Obama est né aux Etats-Unis. Avec cette déclaration, qui intervient alors qu'il essaye de charmer les électeurs noirs, Donald Trump se démarque d'une théorie du complot qu’il a appuyée pendant des années : celle de la légitimité du président Obama qu’il soupçonnait de ne pas être né aux Etats-Unis, et qui par conséquent, selon lui, n’aurait pas eu le droit de briguer la présidence.

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Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

Donald Trump a pris son temps, mais il vient finalement de le reconnaitre. On se souvient que cela faisait des années qu’il mettait en doute la nationalité américaine du président Obama, en dépit d’un certificat de naissance prouvant qu’il était bel et bien né à Hawaii.

Une déclaration faite peu après un discours d’Hillary Clinton devant une organisation de femmes noires, ce vendredi, dans lequel elle avait toné : Barack Obama est né en Amérique et Donald Trump lui doit, ainsi qu’aux Américains, des excuses.

Le candidat républicain qui, lui, s’adressait à un groupe d’anciens militaires dans son nouvel hôtel flambant neuf tout proche de la Maison Blanche, a mis finalement fin à sa théorie du complot : « Le président Barack Obama est né aux Etats-Unis, point final. Maintenant, concentrons-nous à refaire de l’Amérique un pays grand et fort de nouveau. »

Trump en profite pour tacler Clinton

Mais Donald Trump a tout de même voulu avoir le dernier mot. En ce sens, il a accusé Hillary Clinton d’avoir été la première, alors qu’elle faisait campagne en 2008, à avoir mis en doute la nationalité de celui qui était alors son rival, Barack Obama. « Elle a commencé la polémique, j’y ai mis fin », a-t-il déclaré.

Or, c'est faux. L'idée lui avait bien été proposée par un membre de son équipe en 2008, mais elle l'avait rejetée. Dans un tweet, elle écrit: « Trump a propagé pendant des années un complot raciste pour nuire au premier président afro-américain. Il ne peut pas l'effacer ».

Le principal intéressé, Obama, serein sur son lieu de naissance, a dit d'un ton amusé qu'il était choqué que cette question occupe une telle place alors qu'il y a tant de choses à faire. « J'espère que l'élection présidentielle portera sur des sujets plus sérieux que celui-ci. »

Et quand est-il des Noirs que Trump espérait apaiser avec son admission ? Plusieurs élus du black caucus, le groupe parlementaire noir ont réagi avec hostilité, l'un d'eux déclarant: « Nous ne voulons pas pour commandant en chef d'un haineux en chef ».
 

 A (re) lire → Obama contraint de publier son acte de naissance in extenso

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