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Revue de presse des Amériques

A la Une aux Etats-Unis: le retour en campagne d’Hillary Clinton

Hillary Clinton à Greensboro, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2016.
Hillary Clinton à Greensboro, en Caroline du Nord, le 15 septembre 2016. REUTERS/Brian Snyder

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La candidate démocrate a enchaîné ce jeudi 15 septembre un meeting en Caroline du Nord puis une réunion à Washington et elle semblait heureuse. « Elle avait l’air si en forme que ses détracteurs ont cru qu’il s’agissait d’un double ». C’est par cette phrase que Politico présente le retour aux affaires de la candidate démocrate.
 
Quatre jours après son malaise, c’est une candidate qui semble avoir rajeuni qui est réapparue. Pour Politico, cette pause lui a permis d’appuyer sur le bouton de réinitialisation. Hillary Clinton « ne cherche plus à faire peur aux Américains » en évoquant les plans de son adversaire mais veut convaincre les électeurs de voter pour quelque chose de concret, estime la revue. Cette pause indispensable lui a permis « de remettre les choses en place sur le message qu’elle souhaite véritablement véhiculer dans cette campagne ». Et il était temps, semble croire Politico, puisque les sondages n’ont jamais été aussi serrés depuis la fin des conventions en juillet dernier.

C’est ce que souligne le New York Times ce vendredi matin. Pour le quotidien, le déclin d’Hillary Clinton dans les enquêtes a débuté il y a trois semaines. Selon les différents sondages publiés, l’écart varie entre zéro et un point et demi de différence en faveur de Clinton alors qu’elle comptait jusqu’à six points d’avance il y a peu.

Pour Donald Trump, cet équilibrage est une conséquence du dérapage verbal de la candidate démocrate vendredi 9 septembre, peut-on lire dans le Washington Post. Hillary Clinton n’avait pas hésité à traiter de « pitoyables » 50% des partisans de Donald Trump. « Des racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes qui ne représentent pas l’Amérique » avait-elle déclaré.

Le Washington Post a une autre explication : le candidat républicain a su mettre de l’eau dans son vin ces dernières semaines. Moins de dérapages, moins d’attaques, un Donald Trump assagi, selon le quotidien. Mais le temps de la sagesse est désormais révolu, estime le journal. Pour preuve, ce jeudi dans une interview, Donald Trump n'a encore une fois pas voulu reconnaître que le président Barack Obama était bien né aux Etats-Unis. Une déclaration corrigée par la suite par son équipe de campagne : Jason Miller, son porte-parole, déclarant que Donald Trump ne doutait plus du lieu de naissance du Président. Le candidat républicain, lors d’une émission télévisée diffusée ce jeudi sur la chaîne Fox, a confirmé qu’il n’hésiterait pas à attaquer ses adversaires après avoir été très « respectueux » pendant la période de convalescence de sa rivale.

Au Brésil, l’ancien président Lula Ignacio da Silva passe à la contre-attaque

Accusé d’être le commandant suprême d’un vaste réseau de corruption,l’ancien président, lors d’une conférence de presse hier à Sao Paulo, a décidé de passer à l’offensive. Selon la Folha de Sao Paulo, Lula lutte à présent sur deux fronts : tout en se défendant des accusations du parquet, il tente aussi de préserver sa légende. « Lula s’affiche en héros national », estime pour sa part le journal Zero Hora, « comme un homme providentiel dont le destin est de changer le pays et qui est aujourd’hui poursuivi par les élites ». Pour le quotidien, la défense de Lula est à l'image des accusations du parquet : démesurée. « Heureusement le pays peut compter sur des institutions stables et sur une justice qui saura rendre un jugement adéquat. C’est seulement à ce moment-là que les Brésiliens connaitront la différence entre le show et la vérité », conclue Zero Hora.

La Folha de Sao Paulo rappelle à ses lecteurs que Lula, après avoir quitté le pouvoir en 2010, a augmenté son patrimoine de trois cent soixante pour cent. De l’argent gagné surtout grâce à des conférences données au Brésil et à l’étranger. Mais l’entreprise créée par Lula dans le but de gérer ces conférences a aussi reçu l’équivalent de trois millions sept cent mille euros de la part des hommes d’affaires soupçonnés de corruption dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Petrobras.

Le président colombien Juan Manuel Santos reconnait la responsabilité de l’Etat dans l’assassinat des membres de l’Union patriotique

« L'Etat n'a pas pris les mesures suffisantes pour empêcher et prévenir ces assassinats, ces attentats et d'autres violations, malgré les preuves que cette persécution était en marche. » a reconnu Juan Manuel Santos devant quelque 200 personnes, des victimes ou des familles de victimes de ce qui a été qualifié d’« extermination » par le Conseil d’Etat, rapporte El Tiempo.

Dans son discours cité dans El Espectador, le président a assuré que les garanties de non répétition du conflit sont une réponse aux droits des victimes à la vérité, à la justice et à la réparation. Pour Imelda Daza, unique survivante de l’Union Patriotique dans l’Etat de César, rentrée d’exil en 2014, c’est un jour historique, « après tant d’années de silence de la part de l’Etat. ». Le discours du président Santos constitue pour l’actuelle présidente de l’Union Patriotique Aída Avella, « le premier acte de réparation aux victimes ». En trente ans, 6 500 plaintes ont été déposées, rappelle El Espectador, mais seulement 800 ont fait l’objet d’un traitement judiciaire.

Pendant ce temps l’ex-président uruguayen se trouvait à Medellin. José Mujica, « Pepe Mujica », ancien guérilléro, ancien président de l’Uruguay entre 2010 et 2015, est allé soutenir le « Oui » au referendum sur la paix qui se tiendra le 2 octobre prochain, rapporte Semana. Alors qu’en dehors de la salle, des partisans du « Non » l’accusaient d’être « un guérilléro qui voulait installer le socialisme du vingt et unième siècle en Colombie », il a insisté sur « l’importance de vivre en paix » et de « savoir respecter les différences ».

 

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