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Chili / France

L'Histoire au coeur de la visite de François Hollande au Chili

François Hollande et son homologue chilienne Michelle Bachelet, le 21 janvier 2017 à Santiago.
François Hollande et son homologue chilienne Michelle Bachelet, le 21 janvier 2017 à Santiago. REUTERS/Rodrigo Garrido

C’est en célébrant l’amitié franco-chilienne que le président français François Hollande a débuté sa visite officielle au Chili, ce samedi 21 janvier. La première journée de son déplacement dans ce pays d’Amérique du Sud a servi à souligner les liens historiques qui unissent les deux pays.

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Avec notre envoyé spécial à Santiago du Chili,  Achim Lippold

« Le Chili vous accueille les bras ouverts, M. le président. » C’est avec ces propos chaleureux que la présidente chilienne Michelle Bachelet a reçu François Hollande dans le palais de La Moneda. Au menu du programme de ce samedi : la signature de plusieurs contrats de coopération dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la recherche. Rien de spectaculaire mais une façon de montrer que les relations franco-chiliennes ne manquent pas de perspectives.

Car c’est surtout l’Histoire qui a été au centre de cette première journée à Santiago de Chili. François Hollande a visité en compagnie de Michelle Bachelet le musée de la mémoire consacré aux victimes de la dictature.

Les centaines de photos des personnes disparues accrochées au mur du musée ont visiblement ému le président, qui a rappelé le rôle joué par l’ambassade de France lors du coup d’Etat en 1973. « Nous sommes dans la résidence de France. Un lieu plein de symboles, puisqu'après le coup d'Etat contre Salvador Allende, des Chiliens qui craignaient pour leur vie étaient venus ici chercher refuge », a rappelé le président français.

Avec le Chili, nous devons faire en sorte que nos principes de démocratie, d'ouverture et de liberté soient partagés.

François Hollande, président français

Panneaux solaires dans le désert pour la primaire

Pour sa deuxième journée de visite au Chili, François Hollande va d’abord se recueillir sur la tombe de l’ancien président chilien Salvador Allende, icône de la gauche des années 1970. Après ce moment mémorial, François Hollande fera un saut dans le futur en se rendant dans le désert d’Atacama pour visiter le tout nouveau parc solaire d’EDF, pivot de la transformation énergétique au Chili.

Hasard du calendrier ou non : c’est lors du premier tour de la primaire de la gauche en France que le président socialiste s’éclipsera dans une des régions les plus arides de la planète. Alors que le parti socialiste invite ses militants à choisir leur candidat pour la présidentielle, pendant plus de 5 heures, François Hollande sera pratiquement coupé du monde. Car dans les sables d’Atacama, aucun réseau ne passe sauf les communications satellites.

C’est à 1 700 mètres d’altitude sous un soleil qui peut attendre les 40 degrés, que François Hollande inspectera cette réussite de la technologie française : la plus grande centrale photovoltaïque d’EDF au monde. Les conditions d’exploitation sont idéales : 300 jours de soleil par an, le plus haut niveau de radiation solaire au monde. Bolero, c’est le nom de cet immense site qui s’étend sur plus de 500 hectares a été inauguré en décembre dernier.

Mais pas question de profiter de ce bout du monde pour glisser quelques commentaires sur la primaire entre deux panneaux solaires. François Hollande a prévenu la presse qui l’accompagne lors de son voyage, ajoutant tout de même qu'il suivra bien sur le scrutin, car il s’intéresse à la vie politique de son pays.

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