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Etats-Unis / Mexique

La bavure d'un garde-frontière américain qui pourrait faire jurisprudence

Vue générale d'une section de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, près de la ville mexicaine Ciudad Juarez, le 26 janvier 2017.
Vue générale d'une section de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, près de la ville mexicaine Ciudad Juarez, le 26 janvier 2017. REUTERS/Jose Luis Gonzalez

Aux Etats-Unis, en pleine tension diplomatique avec le Mexique, la Cour suprême va devoir dire ce mardi 21 février si les citoyens mexicains peuvent poursuivre en justice les garde-frontières américains dans les affaires de tirs mortels entre les deux pays.

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Les faits jugés remontent à 2010. Un jeune homme de 15 ans qui jouait avec des amis à Ciudad Juarez a été touché à la tête, sur le sol mexicain, par le tir d’un garde-frontière des Etats-Unis. La famille veut porter l’affaire devant les tribunaux.

Sergio Adrian Hernandez Guereca et ses amis s'amusaient à faire la course jusqu’à la barrière qui sépare les deux pays dans le lit asséché du Rio Bravo. Le garde-frontière qui a tiré depuis le sol américain s'est justifié par la menace de jets de pierre. Une hypothèse invalidée par une vidéo.

Le Mexique a inculpé l'agent Jesus Mesa pour meurtre, mais ce dernier étant aux Etats-Unis, la famille s'est tournée vers la justice américaine. Un tribunal a dans un premier temps jugé la plainte recevable, avant que la décision ne soit contredite en appel il y a deux ans. C’est donc la Cour suprême qui va trancher et sa décision revêt une importance particulière dans le contexte de crise diplomatique actuel, suite à la décision de Donald Trump de construire un mur le long de la frontière.

Le cas de Sergio n’est pas isolé. Selon l’avocat de la famille Guereca, au moins huit Mexicains ont été tués dans des circonstances similaires depuis 2010. Et l'impunité des forces de l'ordre est souvent dénoncée. Perdre devant la Cour suprême reviendrait à légitimer cette impunité estiment les défenseurs des victimes de tirs transfrontaliers. Les garde-frontières rappellent la mainmise des cartels de drogue à Ciudad Juarez, une ville longtemps considérée comme la plus dangereuse au monde.

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