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Etats-Unis

Fuites dans la presse: attaque frontale de Donald Trump contre le FBI

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 24 février 2017 dans le Maryland.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, le 24 février 2017 dans le Maryland. REUTERS/Jonathan Ernst

Après s'en être pris aux services de renseignement américains dont la CIA, Donald Trump en veut maintenant à la police fédérale. Le FBI est accusé de n'avoir pas découvert les responsables des fuites sur de possibles communications entre des membres de son équipe et des agents russes pendant sa campagne.

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Avec notre correspondant à Washington,  Jean-Louis Pourtet

Vendredi 24 février 2017, le président des Etats-Unis a critiqué la police fédérale américaine, pour son incapacité à arrêter les responsables de fuites récentes vers la presse. Le FBI a été enjoint de les trouver expressément. Mais la Maison Blanche n'a-t-elle pas fait là usage de pressions indues sur le FBI pour étouffer l'affaire des liens inappropriés prêtés à certains conseillers de Donald Trump avec la Russie ? C'est toute la question.

Pour rappel, le New York Times, citant des sources anonymes, avait écrit le 14 février qu'il y avait bien eu des contacts entre des conseillers de M. Trump et des agents des services de renseignement russes pendant la campagne présidentielle américaine. Le directeur adjoint du FBI, Andrew McCabe, avait toutefois assuré, en privé, au chef de cabinet de la Maison Blanche, Reince Priebus, que l'article était inexact.

La question de l'indépendance du FBI

M. Priebus aurait alors demandé au numéro deux de la police fédérale de démentir les informations parues. Refus du FBI, qui mène une enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle, et ne peut faire de commentaires.

Ce refus explique sans doute les tweets accusateurs de Donald Trump contre la police fédérale, et l'ordre qu'il lui a donné de trouver immédiatement les « fuiteurs ». Mais les démocrates voient dans la demande du président - faire démentir par le FBI des articles lui déplaisant et qui avaient entraîné le renvoi de Mike Flynn, son conseiller à la sécurité nationale - une tentative d'entraver l'indépendance de la police fédérale.

C'était ce qui avait été reproché à Bill Clinton, lorsqu'il avait eu une entrevue improvisée avec Loretta Lynch, ministre de la Justice de M. Obama, alors que le FBI enquêtait sur les courriels de sa femme Hillary.

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