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Etats-Unis

Keystone XL: les opposants au projet d’oléoduc manifestent à Washington

Des opposants au projet Keystone XL à San Francisco en 2014.
Des opposants au projet Keystone XL à San Francisco en 2014. REUTERS/Stephen Lam

Aux Etats-Unis, les opposants au projet de construction d'une nouvelle portion de l'oléoduc controversé Keystone XL se sont donnés rendez-vous à Washington ce vendredi où ils entendent manifester bruyamment jusqu'à la Maison Blanche. Des tipis ont d'ailleurs été érigés sur la place devant l'obélisque. Le projet de pipeline, d'un coût de 3,8 milliards de dollars, avait été suspendu par Barack Obama, défenseur de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a donné son feu vert à la poursuite des travaux.

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L'oléoduc Keystone existe déjà entre le Canada et les Etats-Unis. Le projet d'extension Dakota Access Pipeline de 1 900 kilomètres permettrait un raccourci, en traversant les quatre Etats du Nord pour acheminer le pétrole des sables bitumineux canadiens, jusqu'au golfe du Mexique. En fait, les travaux de l'oléoduc sont presque terminés.

Mais la tribu des Sioux de la réserve de Standing Rock assure que l'oléoduc passera sur des sites sacrés et menacera des sources d'eau potable. Les opposants étaient des milliers à camper d'avril à décembre, des échauffourées violentes avaient éclaté avec la Garde nationale. Barack Obama avait opposé son veto à la poursuite de la construction, proposant d'étudier un tracé alternatif. Les derniers campements ont été évacués fin février.

Les Sioux déboutés

Avec la relance du projet sous l'administration Trump, les Sioux et les Cheyennes avaient déposé une plainte devant un tribunal fédéral pour violation de leurs droits constitutionnels, mais ils ont été déboutés, le tribunal estimant que l'oléoduc ne mettait pas en danger leurs rites ni l'exercice de leur religion.

L'opérateur TransCanada, très impliqué dans le projet, a demandé un permis présidentiel pour l'approbation de l'oléoduc Keystone XL. Rex Tillerson, actuel secrétaire d'Etat, et ancien PDG d'Exxon Mobil, s'est exclu des délibérations et de la décision de son ministère pour cette construction, Greenpeace avait envoyé une demande en ce sens, estimant qu'il y avait de possibles conflits d'intérêts.

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