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Venezuela

Le Venezuela entame son retrait de l’OEA, un long processus

La ministre des Affaires étrangères vénézuélienne, Delcy Rodriguez, annonce à la presse le retrait de l'OEA, au Palais de Miraflores à Caracas, le 26 avril 2017.
La ministre des Affaires étrangères vénézuélienne, Delcy Rodriguez, annonce à la presse le retrait de l'OEA, au Palais de Miraflores à Caracas, le 26 avril 2017. Miraflores Palace/Handout via REUTERS

L’Amérique du Sud a annoncé mercredi son retrait de l’OEA, l’Organisation des Etats américains, dont le but est notamment de défendre la démocratie et les droits de l'homme. Une annonce surprise, mais qui n’est pas si surprenante que cela, car elle vise en fait à anticiper la suspension, voire l’exclusion dont allait faire objet le Venezuela. En pleine crise politique, économique et sociale, Caracas fait l’objet de très nombreuses critiques de la part de ses voisins. Comment va se dérouler la sortie du Venezuela de cette instance ? Quel temps sera nécessaire et quels sont les coûts d’une telle sortie ?

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La sortie du Venezuela de l’OEA ressemble à s’y méprendre à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. L’ambassadrice vénézuélienne auprès de l’organisation continentale va devoir invoquer l’article 143 de la charte de l’OEA pour en réclamer sa sortie. Dès lors, il faudra compter une période de deux ans avant qu’elle ne soit effective.

Dans cet article, il est clairement stipulé que l’Etat souhaitant quitter l’organisation devra remplir un certain nombre d’obligations. Caracas va tout d’abord devoir payer ses dettes, c’est-à-dire les cotisations annuelles qui n’ont pas été versées depuis plusieurs années : près de 9 millions de dollars, sans parler de la cotisation pour l’année en cours.

Pendant cette période de deux ans, durant laquelle le Venezuela fera toujours partie de l’OEA, les autorités du pays devront respecter les principes de la charte démocratique avec par exemple le respect de la démocratie représentative, les droits de l’homme, la séparation des pouvoirs ou encore la liberté d’expression.

Par ailleurs, durant cette période, les pays membres de l’OEA pourront encore débattre et organiser des sessions sur la situation au Venezuela et les résolutions votées devront être respectées. Les représentants de l’Etat vénézuélien pourront prendre part à ses discussions et le Venezuela continuera de bénéficier des avantages d'être membre de l'organisation.

Dernière précision, c’est la première fois depuis sa création en 1948 qu’un Etat membre, en l'occurrence un pays fondateur, souhaite quitter l’OEA.

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