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Etats-Unis

Intrusions dans des systèmes informatiques de centrales nucléaires américaines

La centrale nucléaire de Clinton, en Illinois (Etats-Unis).
La centrale nucléaire de Clinton, en Illinois (Etats-Unis). wikimedias commons

Une douzaine de centrales énergétiques qui auraient été visées, victimes d'intrusions dans leur système, selon un rapport du FBI et du département de la sécurité intérieure, dévoilé par le New York Times. Même si les pirates n'ont pas pu prendre le contrôle des infrastructures, les services américains prennent la question très au sérieux puisqu'au moins une centrale nucléaire a été ciblée, et que les premiers indices mèneraient une nouvelle fois vers la Russie.

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Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Vol de secrets industriels ? Perturbation de la production d'électricité ? Coup de pression pour afficher une capacité de nuisance ? Pendant qu'en Allemagne, à l'occasion du sommet du G20, Donald Trump et Vladimir Poutine évoquaient la possibilité d'un hacking russe lors de la campagne présidentielle américaine, une autre affaire de piratage informatique a émergé aux Etats-Unis.

Pour le moment, on ne sait pas quels pouvaient être les objectifs des hackers, mais ce qui touche au nucléaire est forcément très sensible. Même si le ministère de l'Energie s'est voulu rassurant vendredi, le rapport confidentiel des services de sécurité américains détaille plusieurs intrusions ces deux derniers mois.

Le cas le plus sensible est ainsi celui de la société qui gère la centrale nucléaire de Wolf Creek, dans le Kansas. Les postes informatiques de certains employés y ont été « visités », mais la direction assurait hier que les systèmes de contrôles n'avaient pas été atteints.

Il n'y aurait aucun doute sur sa sécurité, puisque les réseaux sont distincts et que l'installation nucléaire n'est reliée à aucun commandement externe. La centrale, installée en 1985, est censée fonctionner encore près de 30 ans.

Depuis l'an passé, les services de renseignement américain accusent des hackers venus de Russie d'interférer dans la politique américaine.

Cette fois encore, une puissance étrangère serait derrière ces actions contre les sites énergétiques. Si les serveurs utilisés sont installés en Italie, en Allemagne, en Malaisie et en Turquie, c'est bien Moscou qui fait figure de principal suspect selon plusieurs connaisseurs du dossier.

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