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Niger

Les mandats des conseils municipaux de Niamey suspendus, colère de l'opposition

Les mandats des élus du conseil de la ville de Niamey (photo) et des conseils des 5 arrondissements de la capitale n'ont eux pas été prolongés par le gouvernement.
Les mandats des élus du conseil de la ville de Niamey (photo) et des conseils des 5 arrondissements de la capitale n'ont eux pas été prolongés par le gouvernement. Creative Commons/Jean Rebiffé

Au Niger, où les élections ont été reportées sine die en janvier dernier, le conseil des ministres du 10 août a décidé de proroger pour six mois le mandat des conseillers municipaux et régionaux à compter du jeudi 17 août, à l'exception du conseil de ville de Niamey et des conseils des 5 arrondissements de la capitale. La coalition d'opposition FRDDR conteste cette décision.

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La coalition d'opposition FRDDR conteste et la prorogation des mandats et la dissolution des 5 conseils d'arrondissement de Niamey, dont 4 étaient majoritairement acquis à l'opposition. Leurs missions « seront assurées par des délégations spéciales installées à cet effet » précise le gouvernement.

« C’est une prorogation illégale », explique à RFI le porte-parole du FRDDR, Front pour la Restauration de la Démocratie et de la Défense de la République, Intinikar Alassane.

« C’est le parti membre du pouvoir qui a pris cette décision, alors qu’on a un Conseil national des dialogues politiques (CNDP) qui ne fonctionne plus, de la faute des gens au pouvoir qui ne respecte même pas le règlement…

Nous sommes indignés par la dissolution des conseils d’arrondissement de la ville de Niamey. Nous rejetons la décision qui bafoue le principe élémentaire de l’expression de la volonté populaire, car tout le monde sait qu’Issoufou et son régime veulent avoir Niamey… Quatre arrondissements sont du Lumana, le parti principal de l’opposition Fa Lumana. Donc ils les ont revotés pour amener les militants de leur propre parti pour essayer de détruire l’opposition comme ils ont l’habitude de le faire.

Nous, on exige la tenue de toutes les élections ! »

Contactées par RFI, les autorités n'ont pas souhaité réagir à ces déclarations.

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