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Pérou / Justice / Sentier lumineux

Pérou: des militaires jugés pour le massacre de la prison d'El Fronton en 1986

Mausolée où se trouvent des tombes de membres de la guérilla du Sentier lumineux tués en 1986 pendant une mutinerie à la prison de l'île d'El Froton.
Mausolée où se trouvent des tombes de membres de la guérilla du Sentier lumineux tués en 1986 pendant une mutinerie à la prison de l'île d'El Froton. ERNESTO BENAVIDES / AFP

Au Pérou s’est ouvert ce vendredi 8 septembre le procès de 35 militaires accusés d’avoir assassiné plus de 100 prisonniers liés au groupe terroriste Sentier lumineux. Les faits remontent à plus de trente ans, les 18 et 19 juin 1986, quand le gouvernement avait envoyée l’armée pour mater le soulèvement de la prison El Fronton. Le président de l’époque Alan Garcia est appelé à témoigner.

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Le 18 juin 1986, le président péruvien Alan Garcia préside l’ouverture du congrès de l’Internationale socialiste à Lima. C’est le moment que choisissent des détenus membres de la guérilla du Sentier lumineux pour se mutiner dans trois pénitenciers : celui de San Juan de Lurigancho, celui d’El Fronton, et la prison pour femmes de Santa Monica. Ils prennent des otages et exigent la libération de 500 prisonniers.

Les négociations n’aboutissent pas, le gouvernement envoie l’armée, c’est la Marine qui mène l’assaut sur la prison d’El Fronton. 133 prisonniers sont tués. Selon le rapport de la Commission péruvienne de la vérité, les militaires ont exécuté d’une balle dans la nuque un « nombre indéterminé » de détenus qui s’étaient rendus.

Selon une commission parlementaire, l’armée aurait agi de la même manière lors de l’assaut mené la même nuit sur la prison de Lurigancho. 31 ans après, le procès de l'assaut d'El Fronton s’ouvre enfin.

L’accusation demande des peines allant de 25 à 35 ans de prison pour les marins, et que soient versés plus d’un million et demi de dollars aux familles des victimes. Elle demande aussi que soient entendues 80 personnes qui ont participé à la mutinerie, pour qu’elles témoignent de la violence des militaires. L’ancien président Alan Garcia et plusieurs membres de son gouvernement sont aussi appelés à comparaître.

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