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Mexique

Mexique: l'année 2017 bat des records de violence

Un policier monte la garde devant une pancarte où sont affichés les portraits des cinq jeunes disparus mi-janvier 2016 dans l'Etat de Veracruz.
Un policier monte la garde devant une pancarte où sont affichés les portraits des cinq jeunes disparus mi-janvier 2016 dans l'Etat de Veracruz. ALFREDO ESTRELLA / AFP

Fin novembre au Mexique, 23 101 homicides ont été enregistrés. Un bilan qui dépasse celui de 2011 qui détenait jusque-là le triste record du plus grand nombre d’homicides en un an. 2017 est donc désormais l’année la plus violente dans le pays depuis la création des statistiques il y a 20 ans. Une violence due avant tout aux cartels de la drogue.

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« Le crime organisé transforme le Mexique en cimetière ». Ces mots sont ceux de Mike Virgil, un ex-responsable des opérations internationales au sein de l’agence anti-drogue américaine, aujourd’hui analyste.

Des cartels de la drogue qui étendent leur violence. Des zones jusqu’ici épargnées ont été touchées cette année. C’est le cas l’Etat de Basse-Californie du Sud, un état très apprécié des touristes étrangers.

Si ces affrontements s’étendent, c’est parce que les cartels se fragmentent disent les spécialistes. Une conséquence directe de la guerre contre le narcotrafic lancée par le pouvoir il y a 11 ans.

Cette statistique terrible est rendue publique quelques jours après le vote d’une loi controversée. Cette loi dite de sécurité intérieure pérennise le rôle de l’armée pour combattre le crime organisé. Elle confère aussi des pouvoirs étendus aux militaires même si « ce modèle de sécurité n’a pas donné les résultats escomptés » disent les Nations unies.

Exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées ou encore actes de torture, les soldats mexicains sont régulièrement accusés d’exactions et d’atteintes aux droits de l’homme.

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