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Etats-Unis

Otan: les Européens rassurent les Etats-Unis sur le «partage du fardeau»

Le secrétaire d'Etat américain à la Défense, James Mattis, à l'Otan, le 15 février 2018.
Le secrétaire d'Etat américain à la Défense, James Mattis, à l'Otan, le 15 février 2018. REUTERS/Francois Lenoir

Malgré les déclarations de campagne de Donald Trump qui avait qualifié l'Otan d'obsolète, les Etats-Unis ont nettement confirmé leur engagement au sein de l'Alliance atlantique au point de lancer leur European Deterrence Initiative, une initiative de dissuasion avec un budget désormais augmenté de moitié. Ces budgets pour l'envoi de soldats américains en Europe doivent faire l'objet de réciprocité, selon les Etats-Unis. Les ministres de la Défense de l'Otan étaient réunis ces mercredi 14 et jeudi 15 février au siège de l'Alliance à Bruxelles et les Européens se sont employés à rassurer les Américains.

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Avec notre bureau à Bruxelles,

« Beaucoup a été fait » en termes d'augmentation de budgets militaires affirme le ministre américain de la Défense, mais selon James Mattis, « beaucoup reste à faire ». L'objectif est fixé à 2024 pour tous les pays de l'Otan de dépenser 2% du PIB pour leur défense. On progresse, puisque de quatre pays en 2014, une quinzaine respecteront cet objectif à l'échéance et pour la France, ce sera l'année suivante. Mais sur 29 pays alliés, treize ne parviendraient donc pas à atteindre cet objectif que les Américains appellent « le partage du fardeau ». Parmi eux, un poids lourd de l'Alliance atlantique, à savoir l'Allemagne, qui affecte à peine plus de 1% de son PIB aux dépenses militaires.

Et le Premier ministre polonais Tadeusz Morawiecki, qui se rend en Allemagne ce vendredi, a encore enfoncé le clou puisqu'il a qualifié de « resquilleurs » les pays qui profitent de la Pax Americana en vivant sous un bouclier protecteur pour lequel ils ne paient pas. Il faut dire que ceux qui ont le plus augmenté leurs budgets sont les pays d'Europe centrale et orientale, les Baltes en particulier, un mouvement lié aux inquiétudes face à la Russie et qui est aussi à l'origine du renforcement des forces américaines en Europe.

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