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Brésil

Le Brésil toujours paralysé par la grève des routiers, malgré le geste de Temer

Des Brésiliens remplissent des bidons d'essence dans une station à Rio de Janeiro, sous l'oeil des policiers, le 28 mai 2018.
Des Brésiliens remplissent des bidons d'essence dans une station à Rio de Janeiro, sous l'oeil des policiers, le 28 mai 2018. REUTERS/Ricardo Moraes

Au Brésil, la grève des routiers entre dans son neuvième jour, ce mardi 29 mai. Malgré les concessions faites par le président Michel Temer qui a notamment décidé de baisser le prix du gazole, la fin de ce mouvement de contestation n'est pas encore en vue.

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Les Brésiliens se sont réveillés ce mardi matin dans un pays qui tourne toujours au ralenti. La moitié de la production industrielle est à l'arrêt, il n'y a presque plus de produits frais dans les étals, beaucoup de stations-service attendent d'être ravitaillées, environ 70 000 poulets sont morts faute de nourriture, plusieurs universités sont fermées, sans parler des routes qui restent bloquées.

Pour comprendre ce chaos, il faut savoir que le Brésil est le pays au monde qui dépend le plus du transport routier pour assurer son approvisionnement. Les camionneurs disposent donc d'un levier important et peuvent facilement paralyser ce géant de l'Amérique latine. Beaucoup d'entre eux sont indépendants et donc n'obéissent pas aux directives des syndicats qui, eux, ont appelé à lever les barrages.

Mesures infructueuses

Pour sa part, le président Michel Temer joue la carotte et le bâton. Après avoir baissé le prix du gazole, il menace à présent de poursuivre « ceux qui soutiennent illégalement le mouvement ». Selon le gouvernement, des personnes ont « infiltré » le mouvement des routiers, en poursuivant des objectifs politiques.

A São Paulo, un petit groupe s'est rassemblé dans le centre-ville pour demander l'intervention de l'armée et la démission du président. Un président fragilisé à quatre mois de la fin de son mandat et dont la gestion de la crise est critiquée, même au sein de sa majorité au Congrès.

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