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ONU

L’ex-présidente Bachelet confirmée au Haut-Commissariat des droits humains

L'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet, ici le 11 mars 2018 lors de la cérémonie d'inauguration du nouveau président, Sebastian Pinera à Valparaiso.
L'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet, ici le 11 mars 2018 lors de la cérémonie d'inauguration du nouveau président, Sebastian Pinera à Valparaiso. REUTERS/Ivan Alvarado

L'assemblée générale de l'ONU a confirmé vendredi 10 août la nomination de l'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet à la tête du Haut-Commissariat pour les droits de l'Homme. Elle succèdera ainsi au prince jordanien Zied Ra'ad al Hussein, et elle arrivera quelques semaines seulement après le retrait des États-Unis du conseil des droits de l'Homme de l'ONU. La socialiste était pressentie à ce poste depuis quelques semaines, et sa nomination n'a pas vraiment surpris au Chili.

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Les Nations unies, ce n'est pas vraiment une terre inconnue pour Michelle Bachelet, puisqu'elle a été la première présidente de l'agence de l'ONU pour les femmes, de 2010 à 2013, entre ses deux mandats de présidente du Chili, rappelle notre correspondante au Chili, Justine Fontaine. Elle avait démissionné de son poste en mars 2013 pour se présenter à l'élection présidentielle de novembre qu'elle remportera.

Elle sera donc chargée désormais de promouvoir et de défendre les droits de l'Homme dans les différents États membres, et de rappeler certains pays à l'ordre si besoin. Michelle Bachelet prendra ses fonctions à Genève le 1er septembre.

Une famille marquée par la dictature militaire

Elle arrive à ce poste avec une particularité, car elle a elle-même été victime de torture sous la dictature du général Augusto Pinochet. Son père, militaire de carrière opposé au coup d'État de 1973 de Gustavo Pinochet, est mort en détention après avoir été lui aussi torturé par ses compagnons d'armes, en avril 1974. Michelle Bachelet et sa mère devront quitter le Chili pendant quelques années.

Quinze ans après le retour à la démocratie, Michelle Bachelet sera la première femme à être élue présidente du Chili. Pendant son deuxième mandat, achevé cette année en mars de cette année, l'avortement a été autorisé dans les cas les plus extrêmes, et l'union civile a été ouverte aux couples de même sexe. Mais les organisations de défense des droits de l'Homme lui reprochent notamment son inaction concernant les droits des peuples indigènes.

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