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Etats-Unis

Ingérence russe: au Sénat, Twitter et Facebook font de nouveau amende honorable

L'un des fondateurs et actuel PDG de Twitter, Jack Dorsey, devant la commission renseignement du Sénat. A ses côtés, Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook. Washington, le 5 septembre 2018.
L'un des fondateurs et actuel PDG de Twitter, Jack Dorsey, devant la commission renseignement du Sénat. A ses côtés, Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook. Washington, le 5 septembre 2018. REUTERS/Joshua Roberts

Une nouvelle fois, mercredi 5 septembre 2018, des dirigeants de réseaux sociaux se sont expliqués devant le Sénat américain sur les ingérences étrangères survenues via leurs plateformes. Après Mark Zuckerberg en avril dernier, c'était au tour de la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, et du patron de Twitter Jack Dorsey, de faire leur mea culpa devant la commission du Renseignement.

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Avec notre correspondant à San Francisco,  Eric de Salve

Mal à l’aise dans l’exercice, s'excusant de sa timidité, Jack Dorsey passait pour la première fois sur le grill du Sénat américain mercredi à Washington. Ordre du jour : les ingérences étrangères sur sa plateforme pendant la campagne 2016.

Devant la commission du Renseignement, le patron de Twitter fait son mea culpa : « Nous ne sommes pas fiers », dit-il. « Nous n’étions pas préparés et pas équipés face à l’immensité des problèmes que nous avons découverts. »

En cause, la possible ingérence de Moscou mise en évidence par les enquêtes du Sénat américain et du procureur spécial Robert Mueller, avec la création de milliers de faux comptes menant une campagne hostile contre Hillary Clinton.

Assise aux côtés de Jack Dorsey : Sheryl Sandberg, numéro deux de Mark Zuckerberg, qui fait elle aussi amende honorable. « Nous avons été trop lents à agir », explique la directrice des opérations du groupe Facebook.

Accusations de partialité

A l’approche des élections de mi-mandat américaines, en novembre prochain, Facebook et Twitter assurent avoir fait le ménage, en supprimant des milliers de comptes étrangers diffusant de fausses nouvelles.

La journée fut particulièrement longue pour le PGD de Twitter, auditionné dans l’après-midi par la Chambre des représentants après les récentes accusations de partialité du commander in chief Donald Trump.

Le président américain reproche à son réseau social favori d’évincer les médias conservateurs qui lui sont favorables. Ce mercredi, le ministre de la Justice a d'ailleurs annoncé discuter d’éventuelles poursuites avec des procureurs fédéraux.

Résultat de cette journée d'auditions pour les deux réseaux sociaux les plus connus du monde : à Wall Street, le groupe Facebook perdait plus de 2%. Quant au groupe Twitter, il perdait plus de 6% de sa valeur.

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