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Etats-Unis

Séparation des familles de migrants: Donald Trump persiste et signe

Des enfants migrants, dont nombreux ont été séparés de leurs parents suite à la politique de «tolérance zéro» de l'administration Trump, sont hebergés dans des tentes près de la frontière mexicaine, à Tornillo (Texas), le 18 juin 2018.
Des enfants migrants, dont nombreux ont été séparés de leurs parents suite à la politique de «tolérance zéro» de l'administration Trump, sont hebergés dans des tentes près de la frontière mexicaine, à Tornillo (Texas), le 18 juin 2018. Reuters

Cette politique a soulevé de nombreuses critiques à l'étranger et au sein de l'opinion publique aux États-Unis, mais Donald Trump en est certain, il l'a redit samedi 13 octobre : séparer les familles de migrants à leur arrivée aux États-Unis dissuade l'immigration clandestine. À ce jour, trois mois après la suspension de cette politique, plusieurs milliers d'enfants n'ont pas encore retrouvé leur famille. Pour Donald Trump, cette tolérance zéro doit se poursuivre.

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« S'ils sentent qu'ils vont être séparés, ils ne viennent pas ! », a lancé le 45e président des États-Unis. Pour Donald Trump, le décret a été efficace. S'il a dû le suspendre en raison de violentes critiques internes, le président américain envisage de le remettre en place dans les prochaines semaines, sous une nouvelle forme.

L'idée, assure-t-il, est avant tout de protéger les États-Unis. « Vous avez des personnes mal intentionnées qui se servent des enfants pour pouvoir rentrer, poursuit-il. Ce ne sont pas leurs enfants, ils ne les connaissent même pas ! »

En seulement six semaines - en mai et juin 2018 - plus de 2 500 enfants ont été séparés de leurs parents et placés dans des centres de détention spéciaux. L'administration américaine peine maintenant à les réunir, comme le lui demande la justice, car ces mineurs doivent passer devant un juge avant d’éventuellement retrouver leur famille.

Pour le président cependant, décourager les migrants est le seul moyen d'endiguer ce qu'il qualifie de crise à la frontière mexicaine. Car selon Donald Trump, « le pays va si bien sur le plan économique que beaucoup de gens pauvres veulent venir. Nous devons donc être très fermes. »

Une fermeté qui ne décourage pas de nombreux migrants d'Amérique centrale. Depuis le début du mois, des milliers de familles guatémaltèques ont par exemple traversé la frontière clandestinement pour se rendre en Arizona. Les centres de détention sont submergés, et les services de l'immigration disent ne plus être en mesure de traiter les dossiers.

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