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Etats-Unis

Malgré le meurtre de Jamal Khashoggi, l'alliance avec Riyad reste «inébranlable»

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 20 novembre 2018.
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 20 novembre 2018. REUTERS/Leah Millis

Les Etats-Unis vont rester un « partenaire fiable » de Riyad, même si Donald Trump n'exclut pas que le prince héritier saoudien ait été au courant de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi.

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Avec notre correspondant aux Etats-Unis, Eric de Salve

L’alliance entre Riyad et Washington restera « inébranlable », écrit Donald Trump dans un communiqué ponctué de points d’exclamation. Et ce malgré l’assassinat de l’opposant Jamal Khashoggi.

Selon plusieurs médias américains, la CIA est convaincue que Mohamed ben Salman a directement commandité ce meurtre. Mais le président américain décide lui de ne pas trancher. « Il se pourrait bien que le prince héritier ait eu connaissance de ce tragique événement, écrit Donald Trump. Peut-être l’a-t-il été, peut-être pas ». « Nous ne connaîtrons peut-être jamais tous les faits », poursuit-il.

Par conséquent, il serait stupide, dit le président américain, d’annuler les contrats entre Riyad et Washington. 450 milliards de dollars d’investissements saoudiens aux Etats-Unis, rappelle-t-il, dont 110 milliards de dépenses militaires.

En outre, explique Trump, sur le plan sécuritaire l’Arabie saoudite combat, selon ses mots, « le terrorisme islamique radical » et partage un ennemi commun avec Washington : l’Iran.

Stupeur dans le camp républicain

Au Congrès, de nombreux parlementaires demandaient pourtant la rupture des contrats d’armements avec Riyad après l’assassinat de Khashoggi. L’absence de protestation de Donald Trump est dénoncée, y compris parmi ses plus fidèles soutiens comme l’influent Lindsay Graham. « Je comprends pleinement que nous devions traiter avec de mauvais acteurs sur la scène internationale, tweete le sénateur républicain, mais quand nous perdons notre voix morale nous perdons notre plus grande force ».

« Je n'aurais jamais penser voir le jour où la Maison Blanche ressemblerait à une agence de relations publiques pour le prince héritier saoudien », écrit de son côté Bob Corker, le chef républicain de la puissante commission des Affaires étrangères du Sénat.

Et son très trumpiste collègue Rand Paul de railler le président : « Ce n’est plus l’Amérique d’abord, mais l’Arabie saoudite d’abord ! »

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