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Médias / Arabie saoudite

Time désigne Jamal Khashoggi et d'autres journalistes personnalités de l'année

Jamal Khashoggi et les deux journalistes birmans de Reuters emprisonnés figurent parmi par les journalistes désignés personnalités de l'année par le magazine Time.
Jamal Khashoggi et les deux journalistes birmans de Reuters emprisonnés figurent parmi par les journalistes désignés personnalités de l'année par le magazine Time. Courtesy Time Magazine/Handout via REUTERS

Le journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi et d'autres journalistes ont été désignés personnalités de l'année 2018 par le magazine américain Time.

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Après avoir mis à l'honneur les femmes qui ont brisé le silence dans l'affaire Weinstein et d'autres cas d'agressions sexuelles, Time distingue cette année des journalistes. Sont mis à l'honneur les cinq Américains de Capital Gazette tués lors d'une attaque le 28 juin dernier à Annapolis, la Philippine Maria Ressa, sous pression dans son pays car elle critique les méthodes du président Duterte, les deux Birmans Wa Lone et Kyaw Soe Oo, emprisonnés après avoir révélé un massacre de civils rohingyas par l'armée de leur pays. Et le Saoudien Jamal Khashoggi, tué au consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre dernier, dont le visage s'affiche en Une du magazine.

« Il est très rare que l'influence d'une personne croisse de façon si importante après sa mort », a estimé Edward Felsenthal, rédacteur en chef du Time, à propos de Jamal Khashoggi. Le meurtre du journaliste saoudien a eu un retentissement international. Là où Mohammed ben Salman se présentait en prince héritier moderne et réformateur, il apparaît désormais comme un partenaire imprévisible et encombrant pour les Occidentaux. Des alliés qui jusque-là avaient préféré fermer les yeux sur les décisions les plus contestables du futur roi d'Arabie saoudite.

Même s'il reste soutenu par Donald Trump, Mohammed ben Salman a dû lâcher du lest face au tollé provoqué par le meurtre de Jamal Khashoggi. Des consultations de paix pour le Yémen ont ainsi débuté la semaine dernière en Suède. Rien ne dit qu'elles aboutiront, mais elles sont la conséquence d'une pression nouvelle sur l'Arabie saoudite, en guerre depuis plus de trois ans contre la rébellion houthie du Yémen.

En distinguant Jamal Khashoggi aux côtés de journalises américains assassinés, de reporters birmans emprisonnés et d'une journaliste philippine sous pression, le magazine américain Time dit avoir choisi des hommes et des femmes « qui ont pris de grands risques dans la recherche de la vérité ».

En septembre 2017, sitôt installé aux Etats-Unis, Jamal Khashoggi écrivait dans les colonnes du Washington Post :  « J’ai quitté ma maison, ma famille et mon travail et je m’exprime. Le contraire serait une trahison de ceux qui sont en prison. Je peux parler alors que beaucoup ne le peuvent pas. Je vœux que vous sachiez que l’Arabie saoudite n’a pas toujours été comme cela. Les Saoudiens méritent mieux. »

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