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La revue de presse des Amériques

A la Une: nouvelle panne électrique au Venezuela

Une vue générale du centre de Caracas plongée dans le noir suite à une panne électrique, une panne qui a touché de nombreuse régions du pays, le 25 mars 2019.
Une vue générale du centre de Caracas plongée dans le noir suite à une panne électrique, une panne qui a touché de nombreuse régions du pays, le 25 mars 2019. ©Juan BARRETO/AFP

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Comme souvent, cette question suscite des réponses différentes selon l’orientation du journal. Le site de la chaîne Telesur, proche du pouvoir chaviste, reprend mot pour mot les paroles du président Nicolas Maduro, selon lequel il s’agit d’une attaque perpétrée contre le réseau électrique. Par qui ? Par « l’opposition au gouvernement » peut-on lire sur le site de Telesur.

Ce n’est pas l’avis du journal El Nacional. Le quotidien proche de l’opposition publie des témoignages d’ingénieurs qui réfutent l’explication du gouvernement vénézuélien. Miguel Lara par exemple explique que la nouvelle panne qui a touché 21 des 23 États trouve son origine dans la vétusté de la centrale de Guri. Cette centrale fournit 70% de l’électricité du pays et se trouve dans un « mauvais état à cause de l’abandon et du manque d’entretien des autorités chavistes, ces dernières années ». Ce qui fait que les autorités auront de plus en plus de mal à réparer ce genre de panne, car il leur faut du personnel qualifié. L’ingénieur prédit donc des pannes de plus en plus fréquentes et des délais de réparation de plus en plus longs.

D’après Miguel Lara, la dernière grande panne du 7 mars 2019 dernier a durement touché le système électrique, qui est à présent plus fragile que jamais. Et la thèse du sabotage ? C’est une manière de cacher la responsabilité de l’État, explique l’ingénieur. Selon le directeur de la Fédération des travailleurs du système électrique, Alexis Rodriguez, la panne d’hier a été provoquée par des surcharges envoyées par plusieurs postes électriques. C’est à lire également dans El Nacional.
► A lire aussi : Une panne électrique plonge de nouveau le Venezuela dans le noir

Le Brésil reconnaît la première victime du coup d’État en 1964

Les commémorations du coup d’État militaire organisées à la demande du président suscitent toujours de vives réactions. La Folha de Sao Paulo demande au chef de l’État de ne pas emmener le pays sur un chemin « en dehors de la démocratie et de l’État de droit ». Le procureur fédéral pour sa part estime que « commémorer une dictature équivaut à célébrer un régime inconstitutionnel responsable de graves violations des droits de l’homme ». C’est en Une de la Folha de Sao Paulo. Le journal publie également une autre information qui se révèle importante dans ce contexte : la justice brésilienne a pour la première fois officiellement reconnu une victime du coup d’État militaire de 1964. Il s’agit non pas d’un civil, mais d’un lieutenant-colonel tué dans sa caserne, quelques jours après le début du coup d’État. Il a été assassiné parce qu’il refusait de se joindre aux putschistes.
► A lire aussi : Brésil: Bolsonaro veut commémorer le coup d'Etat militaire de 1964

Au Pérou, l’enlisement d’un conflit minier

Cela fait plus de 50 jours qu’un groupe d’environ 500 autochtones bloquent l’accès à la mine de cuivre de Las Bambas. Ils demandent que l’entreprise paie pour l’utilisation des routes traversant leur territoire. C’est à la Une du journal El Comercio. Las Bambas est l’une des mines les plus importantes du pays. Situé à 4000 mètres d’altitude, elle produit un quart du cuivre dans pays.

Le conflit autour de son exploitation se durcit, écrit El Comercio, car le dialogue entre les communautés autochtones, les autorités et les dirigeants chinois de la mine est au point mort. « A cause du blocage, la production tourne au ralenti », écrit El Comercio. Selon l’ONG Comunicaciones Aliadas, les autorités ont recensé 188 conflits sociaux dans le pays, dont plus de la moitié concerne l’exploitation minière.

Barbara Bush ne se reconnaît plus dans le parti républicain

Donald Trump est-il responsable de la crise cardiaque qu’a subie l’ancienne première dame Barbara Bush en 2016 ? C’est en tout cas ce que Barbara Bush affirme dans la biographie « The Matriarch : Barbara Bush and the Making of an American Dynasty », un livre qui sera publié la semaine prochaine. Et dont USA Today publie des extraits. Cela n’a pas été une crise cardiaque au sens médical, précise la veuve de l’ancien président George Bush père, mais plutôt un malaise général qui s’est aggravé en 2016 avec la campagne et l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Barbara Bush raconte dans ce livre qu’elle avait très peur de ce qui pourrait se passer si Donald Trump devenait président. A la question « Se considère-t-elle toujours comme une républicaine » (c’est-à-dire proche du parti républicain), elle répond : « Je dirais plutôt non ».

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