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États-Unis / Otan

Otan: devant le Congrès américain, Jens Stoltenberg lance un appel à «l'unité»

Le général Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan lors d'un discours solennel devant le Congrès américain, où il a appelé à «préserver l'unité» des 29 États membres, à Washington, le 3 avril 2019.
Le général Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Otan lors d'un discours solennel devant le Congrès américain, où il a appelé à «préserver l'unité» des 29 États membres, à Washington, le 3 avril 2019. REUTERS/Carlos Barria

L’Alliance atlantique fête ses 70 ans à Washington. Les ministres des Affaires étrangères des 29 pays membres seront demain dans la capitale fédérale. Mais les festivités commencent dès aujourd’hui. Le secrétaire général de l’Otan a fait un discours devant les deux chambres du Congrès, et c’est la première fois que le dirigeant d’une organisation internationale a droit à un tel honneur.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

« L’Amérique est la colonne vertébrale de notre alliance. Pour votre soutien sans faille, je vous remercie. L’Europe ne serait pas si prospère ni en paix sans les sacrifices consentis par les États-Unis. L’Alliance atlantique est bonne pour l’Europe », entame Jens Stoltenberg devant le Congrès. Mais aussitôt, il ajoute : « L’Otan est également bonne pour les États-Unis. L’Otan a rendu les États-Unis plus forts et plus sûrs ».

Jens Stoltenberg: «L'Otan a rendu les États-Unis plus forts et plus sûrs»

La remarque est saluée par de chaleureux applaudissements : les parlementaires ont à cœur de montrer leur attachement à l’Alliance atlantique, malgré les critiques récurrentes de l’hôte de la Maison Blanche. Le secrétaire général adresse cependant un satisfecit à Donald Trump : « Les alliés de l’Otan doivent dépenser plus pour la défense. Cela a été le message clair du président Trump, et ce message a eu un impact réel ».

Le secrétaire général rappelle les principaux défis actuels de l’Alliance, à commencer par la menace russe, mais il évoque aussi la lutte contre le terrorisme, la situation en Afghanistan et en Syrie. « Le combat contre l’État islamique n’est pas terminé », prévient-il.

L'Otan « ne veut pas d'une nouvelle guerre froide »

Identifiant la Russie parmi les « défis sans précédent » auxquels l'Otan est confrontée, il a exhorté Moscou à respecter le traité de désarmement sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF). « Nous ne voulons pas d'une nouvelle course aux armements, nous ne voulons pas d'une nouvelle guerre froide », a-t-il assuré, tout en ajoutant : « Mais ne soyons pas naïfs. Un accord qui n'est respecté que par une partie ne garantira pas notre sécurité » et « l'Otan prendra toujours les mesures nécessaires pour garantir une dissuasion crédible et efficace ».

Jens Stoltenberg insiste sur la nécessité de se tenir prêt à faire face à l’imprévu. « Nous ne pouvons pas prévoir l’avenir, mais nous devons être capables de réagir à tout événement inattendu : une Alliance forte permet de diminuer les risques », souligne-t-il.

Le secrétaire général de l’Otan conclut en lançant un appel à l’unité entre deux continents que la politique isolationniste du président américain a éloignés l’un de l’autre. « L’Europe et l’Amérique du Nord ne sont pas séparées par l’océan Atlantique, il nous unit. Et comme l’Atlantique, l’Otan unit nos continents, nos nations et nos peuples. Nous sommes plus forts et plus en sécurité quand nous sommes unis. Il est bon d’avoir des amis ! ».

Si le Congrès américain est uni derrière l’Alliance, le soutien à l’Otan est plus marqué chez les démocrates : plus de vingt élus républicains n’ont d’ailleurs pas daigné assister au discours du secrétaire général de l'Alliance.

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