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Venezuela

Venezuela: la peur des migrants après le naufrage d'une embarcation

Migrants vénézuéliens marchant le long de la route équatorienne qui mène au Pérou en 2018 (photo d'illustration).
Migrants vénézuéliens marchant le long de la route équatorienne qui mène au Pérou en 2018 (photo d'illustration). ©REUTERS/Andres Rojas

Au Venezuela, au moins 21 personnes sont encore portées disparues après le naufrage d’une embarcation de fortune qui tentait de rallier l’île de Trinidad et Tobago mercredi 24 avril. Le bateau transportait 33 Vénézuéliens qui voulaient fuir clandestinement leur pays. Vendredi, deux cadavres ont été retrouvés en mer selon le député Robert Alcala. Un nouvel incident qui inquiète le UNHCR, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

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Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

Le naufrage a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi. L’embarcation a quitté la ville côtière de Güiria avec 25 personnes à son bord avant d’en récupérer huit autres sur une plage proche. Surchargé, le bateau a finalement pris l’eau et coulé près de l’île de Patos, à mi-chemin entre le Venezuela et l’île de Trinidad.

Quelques naufragés ont été sauvés par des pêcheurs, mais les autres, surtout des femmes et des enfants, sont toujours portés disparus. Babar Baloch, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, n’a pas caché son inquiétude ce vendredi lors d’une conférence de presse : « Cet incident tragique témoigne des risques extrêmes de ces voyages en mer, et de tous les mouvements transfrontaliers irréguliers entrepris par les réfugiés et les migrants. Cela témoigne aussi du désespoir de ces personnes, forcées de fuir leur maison, et des extraordinaires difficultés auxquelles ils font face lors de leur parcours. »

Ce n’est pas le premier naufrage d’une embarcation de migrants vénézuéliens dans les Caraïbes. En janvier, au moins 15 personnes ont péri en mer en essayant de rallier l’île de Curaçao.

Avec la saison de pluies qui commence, le danger s’étend aussi aux frontières terrestres. Notamment la frontière colombienne où de nombreux Vénézuéliens traversent illégalement le Rio Tachira, régulièrement touché par des crues à partir du printemps.

Pour rappel, la très grave crise économique, sociale et politique que traverse le Venezuela a poussé au moins 3,7 millions de personnes à quitter le pays depuis 2015 selon l’ONU.

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