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États-Unis

États-Unis: 200 milliards de dollars de biens chinois taxés à 25% vendredi

Donald Trump à la Maison Blanche le 30 avril 2019.
Donald Trump à la Maison Blanche le 30 avril 2019. REUTERS/Joshua Roberts

Donald Trump a annoncé dimanche une hausse des taxes douanières sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises, un avertissement à Pékin sans équivoque quelques jours avant la tenue de négociations à Washington présentées comme ultimes avant la signature d'un accord ou la reprise de la guerre commerciale.

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Pour accroître la pression sur la Chine et la contraindre à accepter les exigences américaines, le président a en outre de nouveau brandi la menace de taxer la totalité des importations chinoises (539,5 milliards de dollars en 2018). « Pendant 10 mois, la Chine a payé des taxes douanières aux États-Unis à hauteur de 25% sur 50 milliards de dollars de (biens) technologiques, et 10% sur 200 milliards de dollars d'autres biens », a écrit le président américain sur Twitter.

« Les 10% vont être relevés à 25% vendredi », a-t-il annoncé, justifiant cette mesure par le fait que les négociations n'avançaient pas assez vite. Le président républicain avait décidé début décembre de suspendre l'augmentation de ces tarifs en raison de la reprise des discussions commerciales qui étaient présentées jusqu'à cette semaine comme « fructueuses » avec de grandes chances d'aboutir à un accord.

Pékin envisage d'annuler les discussions

« L'accord commercial avec la Chine avance, mais trop lentement, alors qu'ils tentent de renégocier. Non ! », a tempêté Donald Trump, toujours sur Twitter. Une annonce qui a surpris les représentants chinois, lesquels s'interrogent désormais sur l'intérêt des discussions prévues cette semaine. Selon des informations du Wall Street Journal, Pékin envisage donc d'annuler les négociations (lire encadré).

Le président républicain compte rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux pays et réduire le colossal déficit commercial des États-Unis avec la Chine (378,73 milliards de dollars en 2018, surplus des services compris). Outre une plus grande ouverture du marché chinois aux produits américains, il exige de Pékin des changements structurels en mettant fin au transfert forcé des technologies américaines, au vol de la propriété intellectuelle ou aux subventions aux entreprises d'État.

Pour contraindre son partenaire, il a déclaré la guerre commerciale à coup de taxes douanières punitives sur plus de 250 milliards de dollars de marchandises. L'hôte de la Maison Blanche n'a eu de cesse d'affirmer qu'il n'accepterait pas un accord commercial au rabais. Et son administration a prévenu récemment que les négociations ne pouvaient pas non plus se prolonger éternellement.

(avec AFP)


 ■ Douche froide en Chine

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Avec ce type de menace, il y a peu de chance que le vice-Premier ministre chinois Liu He ait envie de se rendre aux États-Unis cette semaine, tweetait ce lundi matin l’éditorialiste du très officiel Huanqiu Shibao.

L’annonce de Donald Trump est-elle un coup de poker menteur dans la dernière ligne droite des négociations avant de signer un accord ?, s’interrogent certains internautes. Toujours est-il que les propos de Donald Trump ont ici fait l’effet d’une douche froide.

Après les congés du 1er mai, la Bourse de Shenzhen plongeait de 4% à l’ouverture, - 5% à Shanghai à la mi-journée. Et l’optimisme de ces derniers jours est nettement retombé.

Lors du dixième round de négociation à Pékin la semaine dernière, Américains et Chinois laissaient entendre qu’un accord pourrait être conclu cette semaine. Le vice-Premier ministre chinois prévoyait même, selon certains observateurs, d’emmener avec lui une délégation d’une centaine de personnes aux États-Unis.

Le régime communiste qui a répété plusieurs reprises ces derniers mois ne pas vouloir négocier avec un couteau sous la gorge va-t-il reporter ce déplacement ? Signe de l’embarras des autorités, les responsables chinois et la presse d’État n’avaient pas réagi ce lundi matin au tweet du président américain.

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