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La revue de presse des Amériques

À la Une: un génocide au Canada?

Des femmes tiennent des pancartes de disparues lors de la Cérémonie de clôture de l'enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées. Photo : le 3 juin 2019 à Gatineau au Québec.
Des femmes tiennent des pancartes de disparues lors de la Cérémonie de clôture de l'enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées. Photo : le 3 juin 2019 à Gatineau au Québec. ©REUTERS/Chris Wattie

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Au Canada, le rapport final de l’enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées sera rendu public ce lundi. En 2016, le gouvernement dirigé par Justin Trudeau avait lancé une commission nationale, pour enquêter sur des centaines de cas non élucidés ces 30 dernières années. Le rapport de 1192 pages a déjà fuité, explique le quotidien Le Devoir. Et il conclut que « les autochtones, et particulièrement les femmes, sont victimes d’un génocide au Canada ».

Le débat se cristallise sur l’emploi de ce terme. Le Globe and Mail note que « les commissaires (...) s’appuient sur les écrits d’universitaires et les témoignages de témoins pour conclure que la violence contre les peuples autochtones au Canada correspond à la définition, tant sur le plan juridique que social ». Une conclusion qui déçoit l’éditorialiste du journal La Presse. « En parlant d’un " génocide planifié " contre les femmes autochtones, la Commission d’enquête voulait sûrement frapper un grand coup. Attirer l’attention. Secouer l’indifférence générale. C’est exactement le contraire qu’elle atteindra », pense-t-il.

« La tragique disparition de centaines, sinon de milliers de femmes autochtones n’a rien à voir avec un « génocide » ». Pour le journal La Presse, toujours, « le mandat [de la commission] s’est perdu en chemin, ou peut-être était-il simplement impossible. Mais on n’est pas plus avancé avec cet acte d’accusation général, mal rédigé, contre le Canada actuel et des siècles passés ».

Bowling for Virginia Beach ?

Des croix blanches et des familles en deuil : tous les grands quotidiens nationaux reviennent sur le carnage de vendredi. C’était à Virginia Beach : un employé municipal a abattu 12 personnes avant d’être tué par la police. « Columbine, Newtown, Parkland et maintenant Virginia Beach. Des villes réduites dans l’imaginaire collectif à un jour tragique », regrette le Washington Post. Et le journal raconte justement comment Virginia Beach tente de se relever. L’objectif est de ne pas être cataloguée comme la ville d’une fusillade, de travailler à ne pas « être définie par celle-ci ».

Autre sujet à la Une aux États-Unis : la visite de Donald Trump au Royaume-Uni. Le Wall Street Journal souligne que le président américain va devoir affronter la défiance d’une partie des Britanniques. Une partie des députés boycottera le dîner donné en l’honneur du président américain. Mais il rappelle aussi la nécessité pour le Royaume-Uni de soigner ses relations avec les États-Unis, qui reste son premier partenaire commercial hors Union européenne.

Une dépendance qui a un coût, tempère le journal. Donald Trump a plaidé pour un Brexit sans accord, dans une interview ce week-end. Quant au média en ligne prodémocrate The Hill, il reproduit les grandes lignes de l’édito du journal britannique The Guardian. Ce dernier a déclaré dimanche que le président Trump « n’était pas le bienvenu ». « L’inviter était une erreur grossière », un « honneur qui risque de légitimer ses politiques destructrices, son copinage et sa tendance à l’autocratie ».
À Lire :
Le tueur de Virginia Beach n’avait pas été licencié, il venait de démissionner

Mexique : « la fin d’une ère »

Un coup d’œil à la presse mexicaine, maintenant. On votait hier dans six États. Les résultats définitifs de ces scrutins régionaux et locaux ne sont pas encore connus, mais de grandes tendances se dégagent. « Pas de raz-de-marée pour Morena [le parti du président AMLO], mais le parti se consolide, en plaçant sous son contrôle deux sièges de gouverneurs », souligne La Cronica. Proceso insiste sur la déconfiture du Parti action nationale (PAN). Il « célébrera le 80e anniversaire de sa fondation, en septembre, avec deux échecs emblématiques. En Basse-Californie [ils ont perdu] le premier siège de gouverneur conquis et conservé pendant 30 ans, et à Puebla, le 5e État le plus peuplé du Mexique. Les deux faces à Morena ». Et Proceso insiste : « le PAN a aussi perdu quasiment tout en Basse-Californie, des sièges de députés locaux, des présidences de conseils municipaux, Tijuana inclue, la principale ville de l’État ». Pour El Sol de Tijuana, c’est « la fin d’une ère ».

À Lire :
Mexique : les élections locales confirment la reconfiguration du paysage politique

Un Équatorien maître du Giro !

Il fait la Une de tous les journaux en Équateur. « Le rêve réalisé de Richie », titre le quotidien La Hora. Richie comme Richard Carapaz, le deuxième cycliste latino-américain de l’histoire et le premier Équatorien à remporter le Giro en Italie. « Une victoire inoubliable », s’exclame El Comercio, qui consacre à son épopée un dossier spécial. Pour l’éditorialiste c’est « une bouffée d’air frais au milieu des vicissitudes de la politique, des difficultés économiques », « cela nous redonne de l’estime et nous pousse à avancer ».

Des milliers de fans ont suivi l’évènement en Équateur pour encourager celui qu’on appelle la « locomotive », à Tulcán, capitale de la province de Carchi, et à Playa Alta, où est né Richard Carapaz. « Le froid n’était pas un obstacle », précise El Telegrafo. « En Équateur on n’a pas l’habitude de regarder le cyclisme, s’étonne Richard Carapaz dans un entretien à El Comercio. Il y a 21 jours ils ne croyaient pas en moi, et aujourd’hui je me retrouve au centre de l’attention de tout un pays ». Prochain défi pour le cycliste : devenir le premier Latino-Américain à boucler le Tour de France...

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